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Troubles de l’endormissement, réveils et terreurs nocturnes

Mis à jour le 02 juillet 2018 2 de nos experts

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Normalement, le nourrisson fait des nuits complètes après l’âge de 6-8 mois. On parle de trouble du sommeil lorsque le nourrisson ou l’enfant a du mal à s’endormir, ou se réveille la nuit, ou fait des cauchemars toutes les nuits ou plusieurs fois par semaine pendant souvent plusieurs semaines. Les causes en sont très diverses.

Sommaire de l'article

Les troubles de l’endormissement

L’enfant a de plus en plus de mal à se coucher, il réclame la présence de ses parents, la lumière, il ne veut pas aller dans son lit, il fait des colères.

Ces troubles sont le plus souvent dus à des difficultés de séparation au moment du coucher. Ils doivent être anticipés et rapidement corrigés car le risque est de tomber dans une relation conflictuelle et complexe au moment du coucher. Quelques conseils à appliquer :

  • Ce sont les parents qui décident des règles du coucher et non l’inverse, mais ces derniers doivent veiller à respecter le rythme de l’enfant. Tous les enfants n’ont pas le même rythme, comme les adultes il y a des petits ou gros dormeurs ainsi que des lève-tôt et couche tard, il faut repérer précocement les signes de fatigue.
  • La chambredoit être dans le noir mais laissez lui une petite veilleuse, parfois une boite à musique.
  • Le soir, les enfants doivent être dans un environnement calme, il est important d’éviter les activités qui les énervent (et en particulier la télévision , mais aussi les tablettes et tous les écrans qui ne doivent passer la porte de la chambre des enfants.
  • Les parents doivent savoir partager du temps avec leurs enfants dans ces moments là, lire un livre, raconter une histoire.
  • Instaurer un rituel permettra de rassurer l’enfant, lui laisser un objet transitionnel.
  • L’enfant doit dormir dans son lit, dans sa chambre.
  • Il doit s’endormir seul, il faut le mettre au lit et quitter la chambre avant qu’il ne soit endormi.
  • Évitez de lui donner un verre d’eau ou un biberon il y a des heures pour manger et d’autres pour dormir.
  • Il doit se réveiller à heure régulière et il est nécessaire de respecter les siestes.
  • Soyez fermes, ne le laissez pas sortir de sa chambre

Ces troubles peuvent parfois être liés à une phase d’opposition et au désir du petit enfant de s’affirmer. Mais s’ils persistent, ils peuvent traduire une angoisse de séparation (crèche, école, séjours en vacances sans les parents, hospitalisation), vous devrez alors en parler car les comprendre vous permettra de rassurer votre enfant, et de l’aider à s’endormir calmement.

Les troubles liés aux réveils nocturnes

Souvent associés aux troubles de l’endormissement, ces troubles peuvent en avoir les mêmes causes. Le sommeil s’organise en plusieurs cycles, qui, en fonction de l’âge durent 1h à 1h30. Entre deux cycles il existe une période de latence, période pendant laquelle l’enfant se réveille 2 ou 3 minutes, il somnole puis se rendort. Mais si l’endormissement est très difficile, l’enfant veut reproduire pendant la nuit le rituel du coucher : maman, papa, bisou, tétine, biberon…

Si ces réveils nocturnes persistent, il conviendra de réfléchir à des changements qui aideront votre enfant à mieux s’endormir et donc à se réveiller moins souvent, comme par exemple :

Cauchemars et terreurs nocturnes, quelle est la différence ?

Les cauchemars surviennent en deuxième partie de nuit, ce sont des mauvais rêves que l’enfant peut raconter. Ils vont le réveiller mais le rassurer suffira à ce qu’il se rendorme.

Les terreurs nocturnes arrivent toujours dans le premier tiers de la nuit, elles sont dues à un bref réveil lors de la phase de sommeil lent et profond. Votre enfant crie, ne vous reconnaît pas, est agité, transpire, peut prononcer des paroles incohérentes… L’épisode, généralement unique, a un début très brutal et peut durer en général de 1 à 10 minutes. Il convient alors de rester près de lui et attendre qu’il se rendorme. Ces terreurs peuvent se transformer en somnambulisme.

Le somnambulisme

15 à 40 % des enfants ont fait au moins un accès de somnambulisme, mais seulement 1 à 6% sont réellement somnambules (plusieurs accès par mois). Le somnambulisme est surtout fréquent entre 7 et 12 ans et disparaît après la puberté. Dans 60 à 80% des cas il existe des antécédents familiaux.

Le somnambulisme survient, comme les terreurs nocturnes, 1 à 3 heures après l’endormissement, pendant la phase de sommeil lent et profond. En général, un seul accès est constaté pendant la nuit et ne dure pas plus de 10 minutes. Contrairement aux terreurs nocturnes, l’enfant est calme, son visage inexpressif, il a les yeux ouverts et il se lève. Souvent, l’inquiétude réside dans le fait qu’il puisse se faire mal, mais il est capable de descendre des escaliers et d’éviter des objets dans des lieux familiers. Il convient d’éviter de le réveiller et de le ramener calmement dans son lit, il se rendormira tranquillement.

Quel traitement peut-on proposer ?

Pas de traitement médicamenteux quel qu’il soit pour les troubles du sommeil, il n’existe pas de médicament pour le sommeil.

Face à un trouble du sommeil persistant, il est conseillé de consulter le médecin de l’enfant afin qu’il vous aide à réorganiser les rythmes veille-sommeil et les phases de l’endormissement.

La qualité du sommeil étant souvent le reflet de la vie sociale et familiale, rencontrer le médecin en famille est primordial, car l’histoire des parents n’est pas à négliger pour expliquer ces troubles.

Sans oublier que chaque enfant, chaque famille est unique, qu’il n’y a aucune recette pour les troubles du sommeil.

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L’enfant et son sommeil : dossier qui reprend l’intégralité des communications présentées à la 4e journée AREPEGE Médecine & enfance du 28 septembre 2003.

Somnambulisme, terreurs nocturnes, éveils confusionnels et cauchemars – Communication de Marie-Jo Challamel, INSERM U480, Unité de sommeil de l’enfant, CH Lyon-Sud Rédaction : C. Faber.

Les troubles du sommeil de neuf mois à trois ans – Hélène De Leersnyder, pédiatre, consultation de sommeil, hôpital Necker-Enfants Malades, Paris.

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