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Troubles du sommeil de 9 mois à 3 ans
Dodo enfant
de 9 mois à 3 ans
Mémoriser Je vous recommande l'article "Mon enfant a des terreurs noctures, se réveille, fait des cauchemars" sur le site mpedia.fr

Mon enfant a des terreurs noctures, se réveille, fait des cauchemars

Durant les premiers mois de vie d’un bébé on ne parle pas de troubles du sommeil car ses réveils nocturnes sont généralement réglés par des besoins alimentaires. En revanche, à partir de 9 mois on pourra parler de troubles du sommeil si ils sont constatés de manière récurrente, sachant qu’ils peuvent avoir des causes très diverses.

Les troubles de l’endormissement

Ces troubles sont des difficultés de séparation au moment du coucher. Ils doivent être anticipés et rapidement corrigés car le risque est de tomber dans une relation complexe au moment du coucher. Quelques conseils à appliquer :

  • Ce sont les parents qui décident des règles du coucher et non l’inverse, mais ces derniers doivent veiller à respecter le rythme de l’enfant. Tous les enfants n’ont pas le même rythme, comme les adultes il y a des petits ou gros dormeurs ainsi que des lève-tôt et couche tard, il faut repérer précocement les signes de fatigue.
  • Le soir, les enfants doivent être dans un environnement calme, il est important d’éviter les activités qui les énervent (et en particulier la télévision). Aussi, les parents doivent savoir partager du temps avec leurs enfants dans ces moments là.
  • L’enfant doit dormir dans son lit, dans sa chambre.
  • Il doit s’endormir seul, il faut le mettre au lit et quitter la chambre avant qu’il ne soit endormi.
  • Instaurer un rituel permettra de rassurer l’enfant, lui laisser un objet transitionnel.
  • Le biberon ne doit pas l’aider à s’endormir, il y a des heures pour manger et d’autres pour dormir.
  • Il doit se réveiller à heure régulière et il est nécessaire de respecter les siestes.

Ces troubles peuvent parfois être liés seulement à des angoisses, les comprendre vous permettra de rassurer votre enfant, et de l’aider à s’endormir calmement.

Les troubles liés aux réveils nocturnes

Souvent associés aux troubles de l’endormissement, ces troubles peuvent en avoir les mêmes causes. Le sommeil s’organise en plusieurs cycles, qui, en fonction de l’âge durent 1h à 1h30. Entre deux cycles il existe une période de latence, période pendant laquelle l’enfant se réveille 2 ou 3 minutes, il somnole puis se rendort. Mais si l’endormissement est très difficile, l’enfant veut reproduire pendant la nuit le rituel du coucher : maman, papa, bisou, tétine, biberon…

Si ces réveils nocturnes persistent, il conviendra de réfléchir à des changements qui aideront votre enfant à mieux s’endormir et donc à se réveiller moins souvent, comme par exemple :

  • Ecourter le rituel de l’endormissement,
  • Supprimer l’alimentation la nuit,
  • Attendre quelques minutes avant d’aller le voir : règle des 3-5-10. Si votre enfant pleure pour s’endormir après le rituel du coucher (voir les conseils plus haut), attendez 3 minutes avant d’aller le voir. Lorsque vous rentrez dans la chambre, parlez doucement, expliquez-lui que c’est le moment de dormir pour lui et pour vous, remettez son objet transitionnel près de lui puis, ressortez. Si il continue, réitérez au bout de 5 minutes, puis 10 minutes, ne restez pas longtemps dans la chambre et restez calme, il s’endormira rapidement. Peu à peu vous n’aurez plus besoin de revenir dans la chambre.

Cauchemars et terreurs nocturnes, quelle est la différence.

Les cauchemars surviennent en deuxième partie de nuit, ce sont des mauvais rêves que l’enfant peut raconter. Ils vont le réveiller mais le rassurer suffira à ce qu’il se rendorme.

Les terreurs nocturnes quant à elles arrivent toujours dans le premier tiers de la nuit, elles sont dues à un bref réveil lors de la phase de sommeil lent et profond. Votre enfant crie, ne vous reconnaît pas, est agité, transpire, peut prononcer des paroles incohérentes… L’épisode, généralement unique, a un début très brutal et peut durer en général de 1 à 30 minutes. Il convient alors de rester près de lui et attendre qu’il se rendorme. Ces terreurs peuvent se transformer en somnambulisme.

Le somnambulisme

15 à 40 % des enfants ont fait au moins un accès de somnambulisme, mais seulement 1 à 6% sont réellement somnambules (plusieurs accès par mois). Le somnambulisme est surtout fréquent entre 7 et 12 ans et disparaît après la puberté. Dans 60 à 80% des cas il existe des antécédents familiaux.

Le somnambulisme survient, comme les terreurs nocturnes, 1 à 3 heures après l’endormissement, pendant la phase de sommeil lent et profond. En général, un seul accès est constaté pendant la nuit et ne dure pas plus de 5 minutes, mais peut parfois excéder 30 minutes. Contrairement aux terreurs nocturnes, l’enfant est calme, son visage inexpressif, il a les yeux ouverts et il se lève. Souvent l’inquiétude réside dans le fait qu’il puisse se faire mal, mais il est capable de descendre des escaliers et d’éviter des objets dans des lieux familiers. Il convient d’éviter de le réveiller et de le ramener calmement dans son lit, il se rendormira tranquillement.

Les éveils confusionnels

Chez l’adulte, ils sont connus sous le nom « d’ivresse du sommeil ». Ils se manifestent par un comportement confus, inadapté, désorienté, agressif, avec un ralentissement verbal. Ils peuvent survenir à n’importe quel moment de la nuit, même parfois pendant la sieste et peuvent durer plus d’une heure. Ces troubles sont très fréquents chez l’enfant, en particulier pour les moins de 5 ans et peuvent être constatés chez le nourrisson dès 9 mois.

Contrairement aux terreurs nocturnes qui sont soudaines, le début des éveils confusionnels est progressif. L’enfant commence à grogner, puis s’agite et s’assied. Il peut ensuite sortir de son lit, sautiller autour et se met à pleurer de façon irrépressible, puis il est intouchable et incontrôlable. 

Quel traitement peut-on proposer ?

Mis à part des tisanes ou un traitement homéopathique, il n’existe pas de médicament pour le sommeil.

Face à un trouble du sommeil, il est conseillé de consulter le médecin de l’enfant afin qu’il vous aide à réorganiser les rythmes veille-sommeil et les phases de l’endormissement.

La qualité du sommeil étant souvent le reflet de la vie sociale et familiale, rencontrer le médecin en famille est primordial, car l’histoire des parents n’est pas à négliger pour expliquer ces troubles.

Sans oublier que chaque enfant, chaque famille est unique, qu’il n’y a aucune recette pour les troubles du sommeil et qu’il ne faut surtout pas habituer l’enfant à « prendre un médicament pour dormir ».

Question de parents :

  • Ma fille de 18 mois a de gros problèmes pour dormir...

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Experts
Article publié le 29/07/2013 Mis à jour le 22/06/2015
Sources

L’enfant et son sommeil : dossier qui reprend l’intégralité des communications présentées à la 4e journée AREPEGE Médecine & enfance du 28 septembre 2003.

Somnambulisme, terreurs nocturnes, éveils confusionnels et cauchemars - Communication de Marie-Jo Challamel, INSERM U480, Unité de sommeil de l’enfant, CH Lyon-Sud Rédaction : C. Faber.

Les troubles du sommeil de neuf mois à trois ans - Hélène De Leersnyder, pédiatre, consultation de sommeil, hôpital Necker-Enfants Malades, Paris.

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