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Rythme veille-sommeil, quand va-t-il « faire ses nuits » ?

Mis à jour le 27 septembre 2018

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(c) Pixabay

Il a 6 mois et ne fait toujours pas ses nuits ? Comment aider bébé à ne pas se réveiller la nuit ? Il de  mande le sein ou boit toujours un biberon la nuit, que faire ?

Les nouveau-nés « font leurs nuits » (l’expression consacrée par l’usage, pour dire que le bébé ne réveille plus ses parents la nuit), de façon spontanée, entre 4 et 6 mois en moyenne. Avant, il est donc tout à fait normal qu’ils se réveillent encore après avoir dormi de 2 à 4 heures. Le rythme veille sommeil d’un nouveau-né est un rythme neurologique imposé par le cerveau qui n’a rien à voir avec la faim ni l’estomac…

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Quels conseils pour accompagner votre bébé et l’aider à dormir ?

Suivez le rythme veille/sommeil de votre nourrisson qui va se réguler peu à peu, spontanément, et aussi grâce aux « donneurs de temps » que vous lui indiquerez : le fait que la nuit vous n’allumiez pas ou très peu, que vous ne lui parliez pas ou très peu et à voix basse, que vous le recouchiez aussitôt, que bientôt vous ne vous précipiterez plus pour lui donner le sein ou des biberons la nuit… c’est tout cela, en comparaison avec la lumière, les bruits et votre disponibilité la journée qui lui fera comprendre que la nuit est différente du jour et qu’il « fera ses nuits ». Mais pas avant 4 à 6 mois pour la majorité des bébés.

Vous n’avez pas à stimuler votre enfant à boire plus qu’il ne veut puisque le fait d’avoir ou non un gros biberon le soir n’influencera pas la durée des cycles de sommeil. Ce n’est pas parce qu’il aura l’estomac très plein qu’il dormira plus longtemps (exactement comme vous) par contre il risque de régurgiter et d’être mal à l’aise.

Avant 3 à 4 mois ne lui imposez rien, suivez son rythme, prenez-le dans vos bras, et vous aurez un bébé calme et serein. Réveiller un nouveau-né risque de désynchroniser son rythme de sommeil, de le perturber et de le rendre agité. Laisser hurler un bébé est terriblement angoissant pour lui. A cet âge, la chambre partagée est encore conseillée.

A quel âge un bébé « fait-il ses nuits » ?

Vers 5-6 mois, c’est un âge où un enfant peut tout à fait faire ses nuits (voir l’évolution du sommeil au fil des mois).

Il peut se réveiller complètement la nuit entre deux cycles de sommeil alors que normalement (comme nous d’ailleurs), il ne va pas jusqu’au réveil complet et replonge dans un nouveau cycle. On donne souvent des raisons diverses à ces réveils comme soi-disant les dents, la diversification, l’absence de tétine ou de doudou ou encore la faim. Ce sont toujours de fausses raisons qui entraînent une action de la part des parents (donner un biberon, redonner la tétine, etc.), et qui organisent ces réveils. Il est normal de se réveiller la nuit. Passés 4-6 mois, vous ne devriez plus vous sentir obligés de vous précipiter vers votre enfant.

Au-delà de 6 mois, s’il se réveille, essayez de ne pas aller le voir tout de suite et donnez-lui une chance de se rendormir seul. S’il se manifeste bruyamment, vous devez bien sûr aller le voir, le caresser voire le bercer un peu mais ne pas donner systématiquement le sein ou le biberon, en tout les cas pas immédiatement, car cela organise ces réveils. Il en est de même pour les siestes…

Si on intervient à chaque éveil alors qu’il vous semble qu’il n’a pas assez dormi, il va réclamer systématiquement à la fin de chaque cycle de sommeil. Expliquez-lui, laissez-le pleurer quelques minutes, selon son âge, avant d’intervenir vraiment. Rassurez-le puis remettez-le dans son lit, et ainsi de suite.

Tout cela n’est valable bien sûr que si vous restez calme et rassurant pour votre enfant. Peu à peu, il comprendra ….Si vous le prenez trop facilement dès qu’il réclame, il est sûr qu’il préférera être avec vous à jouer plutôt que de dormir, comme si vous contribuiez à le tenir éveillé alors qu’il a besoin de sommeil.

Dormir toute la nuit, cela s’acquiert peu à peu. Cela s’apprend, après 6 mois, en étant accompagné par des parents bienveillants et décidés. Comme pour tout dans l’éducation, il faut un cadre sécurisant et des limites posées avec constance mais aussi souplesse, en fonction des réactions de l’enfant.

 

A savoir

 

L’apprentissage de la « tolérance à la satisfaction différée » est toujours un moment difficile pour tout le monde dans la famille, mais une des tâches parentales essentielles et extrêmement importante pour l’avenir de vos enfants.

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