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Détail des vaccinations obligatoires et recommandées

Mis à jour le 30 novembre 2020 3 de nos experts

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Les vaccinations contre les maladies infectieuses apparues après 1970 ont toutes fait l’objet de recommandations pour inciter à une responsabilisation individuelle.

Pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2018, aux vaccinations contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (rendues obligatoires respectivement en 1938, 1940 et 1964), ont été ajoutées des obligations de vaccination pour 8 autres maladies, portant à 11 le nombre des vaccins aujourd’hui obligatoires en France.

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Sommaire de l'article

Quels sont les vaccins obligatoires ?

Les obligations vaccinales sont définies par l’article L3111 du Code de la santé publique. En France, il est actuellement obligatoire de faire vacciner votre enfant contre :

Afin de connaître les âges pour la primovaccination et les rappels pour chaque vaccin, vous devez vous référer au calendrier vaccinal actuellement en vigueur.

Pour être accepté chez une assistante maternelle avec d’autres enfants, en halte-garderie, à la crèche, à l’école ou en colonie de vacances, votre enfant doit être à jour de ces vaccinations obligatoires.

En raison du risque de fièvre jaune en Guyane, le vaccin contre cette maladie y est obligatoire pour les résidents et les voyageurs (à partir de l’âge de 1 an). En Guadeloupe, à la Martinique, à la Réunion, à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy, la vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire pour les voyageurs de plus de 1 an, en provenance ou ayant transité par une zone infectée par la fièvre jaune.

Que signifie « obligatoires » ?

Cette notion de vaccins “obligatoires” n’est pas si claire.

D’un côté elle est contradictoire avec les libertés individuelles, mais le Conseil d’État (arrêté du 26 novembre 2001) et le Conseil Constitutionnel (décision N° 89-269 DC) ont largement statué sur le sujet, en faisant prévaloir le droit à la santé sur la liberté de conscience. De l’autre, la loi Kouchner du 4/3/2002 stipule que « aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne » (Art. L 1111-4 du code de la santé publique).

En Europe, la tendance est plutôt vers plus d’obligations vaccinales. Après l’Italie et la France, la Grèce, la Hongrie et d’autres pays ont rendu certains vaccins obligatoires, en dernier lieu l’Allemagne, qui a rendu obligatoire la vaccination contre la rougeole. Les couvertures vaccinales dans les pays « sans obligations » approchent pourtant les 95% pour l’ensemble des vaccinations de routine.

La Finlande, par exemple, pays sans aucune obligation, est le pays où l’on vaccine le plus et où a lieu le plus grand nombre d’essais vaccinaux.

L’obligation vaccinale partielle crée une fausse hiérarchie dans l’importance des valences. Pourtant les vaccins « uniquement » recommandés sont, en France, tout aussi nécessaires que les obligatoires et concernent des maladies bien plus fréquentes et qui mettent actuellement bien plus en danger la collectivité.

Tous les vaccins du calendrier vaccinal sont donc nécessaires. La surveillance de l’efficacité et des effets secondaires n’a jamais été aussi bien qu’aujourd’hui.

La vaccination est, après l’accès à l’eau potable, la mesure qui a eu le plus d’impact sur la santé dans le monde.

Mon enfant est tout le temps malade, il ne peut être vacciné

Les maladies aiguës banales ne sont pas, dans la majeure partie des cas, une contre-indication à la vaccination. Il est cependant classique de reporter la vaccination, pour ne pas rajouter à l’inconfort du patient et pour ne pas perturber la surveillance de la maladie en cours, par les réactions secondaires éventuelles de la vaccination.

Même répétitives, ces maladies bénignes ne doivent pas, en revanche, être un prétexte pour reporter sans cesse l’application du calendrier vaccinal. Il existe toujours en effet des « intervalles libres », même en hiver, chez un enfant en crèche faisant des infections ORL à répétition. Bien au contraire, il semble encore plus important de respecter le calendrier vaccinal pour ces enfants pour leur éviter d’avoir, en plus, des maladies infectieuses évitables par les vaccins.

Nous n’avons pas respecté le calendrier vaccinal et sommes en retard pour les vaccins de notre enfant

Les connaissances que nous avons permettent d’affirmer que chaque dose injectée compte. En pratique, il suffit de reprendre le programme vaccinal là où il a été interrompu et de simplement pratiquer les doses manquantes. Les cellules de l’immunité gardent en mémoire les stimulations antigéniques vaccinales précédentes, l’injection complémentaire permettra de relancer l’immunité à un niveau protecteur. C’est pourquoi la plupart des rappels doivent être effectués avec un certain intervalle de temps, laissant aux premières injections déjà réalisées le temps de construire progressivement la réponse immunitaire.

L’exemple de l’immunité tétanos est très explicatif : au fur et à mesure des injections, le taux d’anticorps monte, pour s’abaisser ensuite progressivement avec le temps, tout en gardant, à chaque nouvelle injection, un taux résiduel de plus en plus élevé et prolongé.

Voir les fiches AFPA : Mes vaccins sont en retard et les vaccins, c’est juste pour donner du fric à l’industrie.

Les vaccinations recommandées

Il est recommandé de faire vacciner votre enfant contre le papillomavirus humain (ou HPV, qui concerne actuellement les jeunes filles et les jeunes femmes mais aussi les jeunes garçons, depuis l’été 2020).

En cas de risque particulier, votre médecin peut également vous recommander le vaccin contre la tuberculose (BCG, possible dès la naissance), la grippe saisonnière (dose annuelle) ou encore l’hépatite A (2 doses à 6 mois d’intervalle à partir d’un an). Retrouvez toutes ces recommandations spécifiques dans le tableau des vaccinations recommandées chez les enfants et adolescents.

Pour en savoir plus sur les risques de maladies auto-immunes avec la vaccination, découvrez la fiche de l’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA).

Découvrez et téléchargez le récapitulatif de nos astuces en matière de vaccination infantile en cliquant ici.

A savoir

Qu’est-ce qu’un vaccin 2, 3, 4… valences ?

Afin de réduire le nombre d’injections, les vaccins peuvent être combinés, associant plusieurs antigènes vaccinaux dans une même dose.

Ce sont les vaccins dits tétravalent, pentavalent, hexavalent… Un vaccin tétravalent (ou 4 valences) protège ainsi contre 4 maladies, un vaccin pentavalent contre 5 maladies, etc.

Et en pratique ?

Quelques conseils de l’association Sparadrap pour aider à passer ces étapes :

Cet article vous a-t-il été utile ?

« Guide des vaccinations », édition 2012, Direction générale de la santé, Comité technique des vaccinations. Edition INPES

Infovac-France, Ligne directe d’information sur les vaccinations : www.infovac.fr

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