Obligations vaccinales

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Quelle est la différence entre un vaccin recommandé et un vaccin obligatoire ?

La législation initiale sur les obligations en France date des années 30 (1938), une période où les maladies concernées étaient fréquentes et les causes d’une mortalité très élevée. Actuellement elle s’avère contradictoire et difficilement applicable.

Quels sont les vaccins obligatoires ?

Les obligations vaccinales sont définies par l’article L3111 du Code de la santé publique. Elles concernent seulement la Diphtérie, le Tétanos et la Poliomyélite.

Que signifie « obligatoire » ?

Cette notion d’obligatoire n’est pas si claire.

D’un côté elle est contradictoire avec les libertés individuelles, mais le Conseil d’État (arrêté du 26 novembre 2001) et le Conseil Constitutionnel (décision N° 89-269 DC) ont largement statué sur le sujet en faisant prévaloir le droit à la santé sur la liberté de conscience. De l’autre, la loi Kouchner du 4/3/2002 stipule que « aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne » (Art. L 1111-4 du code de la santé publique).

Enfin, depuis le retrait du DTPolio du marché, les patients ayant choisi uniquement la vaccination dite obligatoire sont contraints d’utiliser un vaccin au moins tétravalent (traitant de 4 maladies), donc contenant en plus la vaccination Coqueluche.

En Europe, seule l’Italie et la France conservent des obligations vaccinales. Les couvertures vaccinales dans les pays « sans obligations » approchent pourtant les 95% pour l’ensemble des vaccinations de routine.

La Finlande, par exemple, pays sans aucune obligation, est le pays où l’on vaccine le plus et où a lieu le plus grand nombre d’essais vaccinaux.

Surtout, l’obligation vaccinale crée une fausse hiérarchie dans l’importance des valences. Pourtant les vaccins « uniquement » recommandés sont, en France tout aussi nécessaires que les obligatoires et concernent des maladies bien plus fréquentes et qui mettent actuellement bien plus en danger la collectivité.

Tous les vaccins du calendrier vaccinal sont donc nécessaires. La surveillance de l’efficacité et des effets secondaires n’a jamais été aussi bien qu‘aujourd’hui.

La vaccination est après l’accès à l’eau potable la mesure qui a eu le plus d’impact sur la santé dans le monde.

Mon enfant est tout le temps malade, il ne peut être vacciné

Les maladies aigues banales ne sont pas, dans la majeure partie des cas, une contreindication. Il est cependant classique de reporter la vaccination pour ne pas rajouter à l’inconfort du patient mais surtout pour ne pas perturber la surveillance de la maladie en cours par les réactions secondaires éventuelles de la vaccination. Même répétitives, ces maladies bénignes ne doivent pas, en revanche, être un prétexte à reporter sans cesse l’application du calendrier vaccinal. Il existe toujours en effet des « intervalles libres » même, en hiver, chez un enfant en crèche faisant des infections ORL à répétition. Bien au contraire il semble encore plus important de respecter le calendrier vaccinal pour ces enfants pour leur éviter d’avoir, en plus des maladies infectieuses évitables par les vaccins.

Mes vaccins sont en retard

Les connaissances que nous avons permettent d’affirmer que chaque dose injectée compte. En pratique, il suffit de reprendre le programme vaccinal là où il a été interrompu et de simplement pratiquer les doses manquantes. Les cellules de l’immunité gardent en mémoire les stimulations antigéniques vaccinales précédentes, l’injection complémentaire permettra de relancer l’immunité à un niveau protecteur. C’est pourquoi la plupart des rappels doivent être effectués avec un certain intervalle de temps, laissant aux premières injections déjà réalisées le temps de construire progressivement la réponse immunitaire. L’exemple de l’immunité tétanos est très explicatif : au fur et à mesure des injections le taux d’anticorps monte pour s’abaisser ensuite progressivement avec le temps, tout en gardant à chaque nouvelle injection un taux résiduel de plus en plus élevé et prolongé.

Voir les fiches AFPAMes vaccins sont en retard et les vaccins, c'est juste pour donner du fric à l'industrie.

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Article publié le 21/10/2014 Mis à jour le 15/09/2016
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Fiches AFPA :

  • Mon enfant est tout le temps malade, il ne peut être vacciné
  • Mes vaccins sont en retard
  • Les vaccins, c'est juste pour donner du fric à l'industrie.