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La pyélonéphrite ou infection urinaire haute : symptômes et traitement

Mis à jour le 03 janvier 2019

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Votre enfant a de la fièvre, il la supporte beaucoup moins bien que lorsqu’il a un rhume, il est très fatigué, frissonne et n’a aucun autre point d’appel infectieux. Il souffre peut-être d’une pyélonéphrite. Que faire en cas d’infection urinaire avec de la fièvre ?

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Qu’est-ce que la pyélonéphrite ?

La pyélonéphrite est une infection urinaire qui touche le(s) rein(s). On parle alors d’infection urinaire « haute », alors que la cystite, qui ne concerne que la vessie, est qualifiée d’infection urinaire « basse ».

Quand suspecter une pyélonéphrite?

Les symptômes qui doivent faire évoquer le diagnostic sont :

  • une fièvre élevée, entre 38,5 et 40°, souvent accompagnée de frissons,
  • une grande fatigue.

Quand l’enfant est grand, il peut se plaindre de brûlures quand il fait pipi, de fréquents besoins d’uriner avec des envies pressantes et/ou de douleurs lombaires. Les urines peuvent être troubles et malodorantes.

Les signes urinaires n’existent pas chez le petit enfant et c’est généralement sur une fièvre importante, souvent mal supportée avec des frissons, des mains et des pieds froids sans autre cause médicale que le diagnostic de pyélonéphrite est évoqué.

Comment faire le diagnostic ?

La pyélonéphrite est une infection bactérienne qui nécessite un traitement en urgence.
Il est donc important de consulter rapidement votre médecin.

L’idéal est d’amener un peu d’urine prélevée peu de temps avant la consultation et gardée au frais. Quand l’enfant est propre, les urines sont recueillies en milieu de jet après une petite toilette locale au savon et à l’eau. Quand l’enfant est trop petit, le recueil peut se faire avec des poches stériles achetées en pharmacie (urinocol fille ou garçon).

Grâce à une bandelette urinaire, le médecin recherche la présence de globules blancs (leucocytes) et de nitrites (signe indirect de la présence de germes). Si vous avez des bandelettes urinaires chez vous, vous pouvez également faire le test vous-même.Attention : les bandelettes ne doivent pas être périmées et la lecture doit se faire au bout de 2 minutes. Une lecture trop tardive compromet la fiabilité de l’interprétation.

Si la bandelette est négative, ce n’est pas une pyélonéphrite. En cas de positivité d’une ou des 2 plages de la bandelette, un ECBU (examen cytobactériologique des urines), sera réalisé de préférence en laboratoire. Si un germe est retrouvé, sa sensibilité aux antibiotiques sera testée (antibiogramme) pour adapter le traitement antibiotique.

Il est très important de faire les analyses d’urine (ECBU) dans d’excellentes conditions. Quand il n’y a pas eu de bonne toilette locale avec du savon ou une solution antiseptique, quand les urines n’ont pas été recueillies au laboratoire ou ont attendu plusieurs heures à température ambiante, les examens peuvent être faussement positifs et les enfants risquent d’être traités pour rien.

Attention par exemple aux examens qui retrouvent plusieurs germes. Il s’agit souvent d’une simple souillure et non d’une infection urinaire.

Si votre médecin n’est pas joignable, il faut vous rendre aux urgences pour ne pas retarder le diagnostic et le traitement.

Quelles sont les causes des pyélonéphrites?

Le germe le plus souvent responsable des pyélonéphrites est l’Escherichia Coli* (dans 60 à 90 % des cas). D’autres microbes aussi peuvent être responsables de pyélonéphrites (Protéus, entérocoque…).

Les microbes remontent du périnée dans la vessie puis parfois jusqu’au(x) rein(s) notamment quand il existe une anomalie de l’appareil urinaire comme un reflux vésico-urétéral ou un obstacle à l’écoulement des urines.

Chez le garçon, un prépuce étroit ou des adhérences étendues peuvent aussi être des facteurs favorisants d’infection urinaire.

Comment soigner une infection urinaire ?

Un traitement antibiotique rapide est nécessaire. Il est souvent fait par voie intra-veineuse pendant 48 heures (72 heures chez les nourrissons) avec un relais oral pendant 8 jours. Selon son âge et son état clinique, l’enfant est hospitalisé ou non pour initier le traitement.

Faut-il faire des examens complémentaires ?

Une échographie rénale est toujours réalisée dans les jours suivants l’infection pour rechercher d’éventuelles complications ou une malformation sous-jacente éventuelle. En fonction des résultats de l’échographie, d’autres examens seront peut-être nécessaires pour compléter le bilan.

Mesures de prévention

Quelques gestes et conseils permettent de réduire les risques d’infection urinaire :

  • Boire suffisamment,
  • Faire pipi régulièrement (au moins 5 à 6 fois/jour),
  • Traiter une éventuelle constipation,
  • Assurer une bonne hygiène locale : savon doux à Ph neutre, essuyage d’avant en arrière chez la fille,
  • Traiter une oxyurose,
  • Rechercher d’éventuels signes d’instabilité vésicale.

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