> Nouveau-Né > Au quotidien > Sommeil et pleurs > Gérer les pleurs et coliques
Gérer les pleurs et coliques
Pleurs du soir
de Nouveau-Né à 9 mois
Mémoriser Je vous recommande l'article "Coliques et pleurs du nourrisson, comment réagir ?" sur le site mpedia.fr

Coliques et pleurs du nourrisson, comment réagir ?

Il faut savoir que tout nouveau-né crie ou pleure au moins 2h par jour par périodes cumulées.

Toute maman a expérimenté ces pleurs et cris et il n'est pas toujours facile de savoir comment réagir. Faut-il laisser pleurer son bébé ? Ou au contraire l'avoir toujours avec soi, chercher à le calmer ?

Quelles solutions pour atténuer les cris et les « coliques » du nourrisson

Les cris sont un mode d’expression du bébé, une activité motrice comme de bouger bras et jambes. Pleurer une à deux heures dans la journée est une situation dans les limites de la normale, un bébé tout à fait silencieux serait tout aussi inquiétant.

  • Vérifiez que votre enfant dort bien, que son rythme de sommeil est adapté à son stade de croissance, qu’il mange bien, qu’il n’a pas de difficultés à téter. Veillez aussi à ce que votre bébé ne soit pas placé dans un endroit bruyant, surchauffé, ou enfumé…
  • Si une cause accessible à une modification de régime alimentaire ou à un traitement médicamenteux a été diagnostiquée, le problème est en principe réglé. Mais il est possible que votre bébé pleure en raison de deux causes différentes…
  • Si votre bébé est allaité, ne vous sentez  pas obligée d’arrêter l’allaitement, la tétée est en effet un moment privilégié pour apaiser votre bébé.
  • Si votre bébé n’est pas allaité, évitez les multiples changements de laits. Il se peut que vous observiez des gaz pendant les pleurs : ils ne sont généralement pas dus à des problèmes digestifs mais ils peuvent s’expliquer par l’évacuation de l’air dégluti lors des pleurs.
  • Il n’existe pas de médicaments spécifiques pour calmer les pleurs excessifs, mais la phytothérapie (les soins par les plantes) aurait montré un effet intéressant chez certains enfants (ref.1). Certains probiotiques (bactéries que l’on ajoute à l’alimentation dans le but d’orienter favorablement la flore intestinale) pourraient également agir pour calmer votre enfant (ref.2).
  • Le julep gommeux est un très vieux médicament à base d’eau de chaux et de gomme arabique. Le but de cette préparation faite par le pharmacien est de limiter l’acidité de l’estomac chez les bébés qui souffrent de coliques, en supposant que les coliques seraient dues à un problème d’acidité œsogastrique… il est préférable de conserver la préparation au frigo. Vous pouvez l’utiliser quand votre enfant pleure, à distance des tétées (l’acidité gastrique est alors revenue à son maximum), car l’eau de chaux pourrait la réduire l’acidité digestive excessive. Il convient de limiter la dose journalière à 5 ou 6 cuillères à café.
  • Enfin, votre présence et votre attention restent la méthode la plus efficace pour apaiser votre bébé. Pendant cette période de sa vie, votre enfant doit être très proche de vous, il a besoin de vous. N’hésitez pas à le porter souvent contre vous, privilégiez le peau à peau, et son berceau doit être proche de votre lit. Essayez de le porter en kangourou ou en écharpe, afin qu’il se sente contre vous, lorsque vous vaquez à vos occupations. Le bain est également un moment de douceur et de complicité qui peut calmer votre enfant . Vous pouvez masser votre bébé pour le détendre. N’hésitez pas non plus à lui parler beaucoup et à lui chanter des berceuses. Lorsque les pleurs se prolongent et que vous vous sentez désarmé, prenez votre enfant dans vos bras, et déambulez ou allez vous promener : votre bébé a des chances de s’endormir dans son landau ou dans la voiture. Vous pouvez également atténuer la lumière des pièces, mettre une musique douce.

Peu à peu les pleurs se calmeront, et à partir de 3 mois, ils devraient commencer à disparaître. Vous oublierez rapidement ces pleurs qui vous ont tant perturbée. Dans cet article il est souvent question de la mère, mais en fait la présence du père est toujours sous entendue car il a, lui aussi, un rôle majeur pendant ces périodes de pleurs, et sa présence auprès du couple mère-enfant est très importante.

Questions de parents :

Le conseil du pédiatre

Les pleurs de votre nouveau-né sont fatigants, angoissants et déstabilisants. Ils vous inquiètent car vous n’arrivez pas à les calmer. Il est tout à fait normal de s’impatienter face à la réaction incontrôlable de votre enfant. Il est bien évident et bien naturel que plus votre bébé crie et plus vous êtes stressée et dans la difficulté pour le câliner… Si votre bébé se développe bien, que le médecin de votre enfant en a attesté lors des consultations, essayez de prendre du recul et quand la tension monte dites vous que vous ne pouvez rien faire d’autre pour lui que de vous éloigner un peu et de revenir dans un moment… Si vous êtes seul(e) chez vous et que vous sentez monter un énervement impossible à réfréner, posez délicatement votre bébé dans son lit, parlez-lui, dites-lui que vous avez besoin d’un temps de pause. Puis changez de pièce, essayez de retrouver votre calme et n’hésitez pas à appeler une personne susceptible de vous aider. 

Haut de page
Experts
Article publié le 18/02/2014 Mis à jour le 07/04/2015
Sources

1.    Weizman Z. J Pediatr 1997,

1.    bis Alexandrovich Altern Ther Health Med 2003,

1.    ter : Savino F. Phytother Res 2005

1.    Savino F. Pediatrics 2007

2.    Bellaïche M. Coliques du nourrisson : comment lutter contre la crise. Pédiatrie pratique N° 234 janvier 2012

3.    Bocquet A. Coliques du nourrisson : le point de vue du pédiatre libéral. Pédiatrie pratique N° 234 janvier 2012

4.    Site www.laits.fr

5.    Site www.afpa.org : l’évolution du sommeil du petit enfant

6.    American academy of pediatrics. Caring for your baby and young child: birth to age 5, Bantam Books. 2004. 752 pages

Mémoriser Je vous recommande l'article "Coliques et pleurs du nourrisson, comment réagir ?" sur le site mpedia.fr