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Comment accompagner un enfant pendant le confinement ?

il y a 4 mois

Bonjour,

Mon fils a 25 mois.
Depuis le début du confinement il ne va plus à la crèche ni chez les grands-parents chez qui il était gardé 2 fois par semaine
Mon conjoint et moi sommes en télétravail, il a donc des moments d’activité seul à côté de nous quand l’on travaille. (2-3h /j Max).
On a remarqué une régression : ne veut plus manger seul, il faut l’aider à finir son assiette, ne demande plus le pot.
De la même façon, il ne veut plus que maman pour le dodo, réclame beaucoup plus de câlins, à des difficultés d’endormissement, fait de plus en plus de crises d’opposition dès qu’il n’a pas ce qu’il veut.
Que pouvons-nous faire pour le rassurer et lui expliquer la situation, et surtout le préparer à une fin de crise où il sera du jour au lendemain de nouveau en contact avec des gens extérieurs.
Je vous remercie.

La réponse de notre expert

SALINIER Catherine, Dr, Pédiatre
 Dr Catherine SALINIER

Bonjour,

Votre question est tout à fait pertinente et légitime. Bien sûr tout est chamboulé et tout le monde est inquiet y compris les adultes. Mais la seule façon de rassurer quelqu’un qui ne comprend pas tout est de lui montrer votre assurance à vous et votre calme. Vous pouvez très bien accepter de l’aider à finir son assiette mais, s’il mangeait seul totalement avant, il faut lui expliquer que vous n’êtes par d’accord pour le faire systématiquement. S’il s’oppose, agissez exactement comme vous l’auriez fait sans cette situation. (lisez mpedia). Il est particulièrement important que, en période de crise et de chamboulement, les parents gardent les mêmes attitudes éducatives, les mêmes comportements qui sont des repères pour les enfants. Le confinement ne doit en aucun cas excuser tout. On s’oppose parce qu’on a 2 ans et pas du tout forcément parce qu’on est confiné. Il demande beaucoup plus de câlins pas forcément parce qu’il est inquiet mais peut-être juste parce qu’il vous sent disponible.

Voilà c’est une situation difficile pour tous qu’il nous faut tous affronter avec courage sans céder à la panique, en restant calmes et confiants. Les enfants sont beaucoup plus sensibles aux émotions des parents qu’à la réalité des faits. Il va bientôt retourner à la crèche, nous ne savons pas encore dans quelles conditions. Est-ce que ses grands parents pourront et voudront le garder encore ? On ne le sait pas… Donc, chaque jour après l’autre, adaptons-nous et montrons aux enfants notre solidité et notre fermeté et non notre anxiété. Ayons confiance pour nous et pour eux et avançons avec raison.