Énurésie
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de 5 ans à 11 ans
Mémoriser Je vous recommande l'article "Énurésie : ce n’est pas une fatalité !" sur le site mpedia.fr

Énurésie : ce n’est pas une fatalité !

Votre enfant fait pipi au lit ? Est-ce de l’énurésie ? 

On ne peut parler d’énurésie, qu’après 5 ans

C’est entre 2 et 5 ans, que les enfants deviennent propres la nuit !

Avant 5 ans, c’est un petit accident, sur le chemin de la propreté... votre enfant n’a pas encore acquis le contrôle physiologique du sphincter vésical.

Au-delà de cet âge, on peut en parler, et l’énurésie est fréquente : 15% des enfants sont encore énurétiques à 5 ans, 5% à 10 ans, et 1% à 15 ans.

L’essentiel est de comprendre, de connaître plus précisément l’énurésie. On peut essayer de savoir surtout à quel type d’énurésie on a à faire :

  • Si votre enfant n’a jamais été propre la nuit, on parle d’énurésie primaire.
  • Si votre enfant a été propre pendant 6 mois ou plus, et se remet à faire pipi au lit, on parle alors d’énurésie secondaire. 

Quelles causes ?

Des causes biologiques tout d’abord : petite vessie ou trop grande production d’urine ?

- La capacité de la vessie peut être diminuée en cas d’instabilité ou hyperactivité vésicale, c’est-à-dire en cas de vessie qui se contracte trop, qui est incapable de se remplir sans déclencher des envies violentes d’aller aux toilettes. La vessie est de taille normale mais se comporte comme une toute petite vessie le jour comme la nuit.

Ce sont des enfants qui, le jour, font pipi souvent, ont des envies très pressantes, pas toujours bien contrôlées avec des fuites fréquentes dans la culotte. Ils vont toujours aux toilettes « au dernier moment ». La nuit, ils font souvent pipi une, parfois plusieurs fois, surtout quand ils ne sont pas réveillés par l’envie ou qu’ils ont un sommeil très profond.

- La quantité d’urine produite la nuit peut être trop importante : l’hormone antidiurétique (ADH) qui réabsorbe l’eau au niveau du rein et diminue la production d’urine n’est pas suffisamment sécrétée pendant la nuit. Cette sécrétion « inappropriée » de l’ADH est très souvent héréditaire.

Ce sont des enfants qui n’ont aucun problème le jour, ils se retiennent bien, mais la nuit les couches sont très lourdes et parfois même débordent, même quand ils ont très peu bu le soir.

Ces causes peuvent être isolées, parfois associées.

Il existe aussi d’autres explications : un sommeil très profond, des boissons trop abondantes ou sucrées le soir, des causes psychologiques des apnées du sommeil ou d’autres causes plus rares encore…

On a trop longtemps pensé que la seule cause était psychologique or il n’en est rien. Cependant des causes psychologiques (problème à l’école, mauvaise image de soi, manque de confiance, décès d’un proche, divorce des parents, sévices sexuels, refus de grandir en autonomie…) peuvent intervenir en agissant sur l’inconscient qui s’exprime pendant le sommeil (agitation, cauchemars, rêves,). Il est donc important de les prendre en compte (surtout dans les énurésies secondaires) mais ne pas en faire la seule cause.

« La plupart du temps, il faut persuader les parents que ce n’est ni de la fainéantise ni de la mauvaise volonté et bien expliquer aux enfants que ce n’est pas de leur faute. Ils ont d’ailleurs souvent honte, ne veulent pas en parler, même à leur meilleur ami ; ils ont peur d’aller dormir chez leur copain ou copine ou encore redoutent de partir en classe verte... » précise le docteur Desvignes.

Quels remèdes ?

Il n’y pas de solution, ni de remède miracle.

Avant de vous lancer dans des traitements lourds, il faut absolument respecter ces principes essentiels : ne pas trop boire le soir (limitez votre enfant à un verre d’eau, faîtes attention aux potages !), et...ne pas oublier d’aller faire pipi avant de se coucher ! Voir la fiche conseil pour les enfants.

Il est important aussi que votre enfant ait une petite veilleuse pour aller aux toilettes la nuit facilement et sans crainte... ou qu’il ne dorme pas dans un lit superposé.

Il est généralement inutile et inefficace de réveiller votre enfant dans la nuit pour le faire aller aux toilettes.

Il existe quelques stratégies. L’essentiel cependant réside dans la première consultation avec votre médecin pédiatre.

En prenant le temps d’échanger, en parlant avec votre enfant, en cherchant ensemble l’origine de l’énurésie...

Le traitement doit être adapté à la cause de l’énurésie sinon il risque d’être inefficace.

  • En cas de petite vessie hyperactive, un traitement médicamenteux peut augmenter la capacité vésicale.
  • En cas de production importante d’urine, la desmopressine (Minirin) est souvent efficace.
  • L’alarme sonore (avec un capteur scotché ou fixé sur l’épaule de l’enfant relié à une électrode dans la culotte qui sonne dès les premières gouttes de pipi) peut rendre de grands services mais il faut que votre enfant soit suffisamment motivé et prêt. 

Enfin pour un vrai succès, que le médecin ait ou non prescrit un traitement, il faut que votre enfant soit pleinement acteur. Il peut tenir un calendrier où il note les nuits sèches et mouillées, il peut quitter ses couches, changer son lit…

Il faut enfin que vous sachiez être patients, indulgents, compréhensifs et non culpabilisants avec votre enfant…

Questions de parents :

  • Mon fils a 6 ans et fait toujours pipi au lit la nuit bien qu'on le réveille la nuit pour qu'il aille aux toilettes.
  • Ma fille de presque 4 ans ne veut plus mettre de couches la nuit mais elle fait pipi au lit
  • Enurésie nocturne à 9 ans

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Article publié le 23/02/2015 Mis à jour le 03/11/2016
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