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Aider mon enfant à surmonter son stress pour l’école

Mis à jour le 31 décembre 1969 Nicole CATHELINE

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Pour certains enfants, l’école est un tel vecteur de stress qu’il peut les conduire jusqu’à l’échec scolaire, voire la phobie de l’école. Pression de la société, pression des parents, pression des professeurs… il est important de repérer les signes de stress chez votre enfant et de mettre en place des solutions.

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L’école pour avoir un métier

Aujourd’hui, avec un taux de chômage élevé, la qualification validée devient essentielle aux yeux des parents. L’école est chargée de cette mission et devient prisonnière de ce stress généré.

Quand on demande à un enfant pourquoi il va à l’école, la réponse la plus fréquente reste « pour avoir un métier ». On ne va plus à l’école pour apprendre des choses ou découvrir le monde.

La force de l’expérience

Un enfant est dans le principe du plaisir. Si l’échec scolaire devient trop important, aller à l’école peut devenir très anxiogène pour l’enfant. En plus de la pression des parents pour qu’il réussisse et obtienne le bon diplôme, peut s’ajouter la dévalorisation de la part d’un professeur : « tu ne feras jamais d’études», «tu n’obtiendras jamais de diplômes », etc. L’enfant n’a pas l’expérience de vie nécessaire pour surmonter cela. A terme, il peut ne plus vouloir aller à l’école du tout, persuadé que la bataille est perdue d’avance.

Détecter un stress trop important

Le contrôle donne une note. La note est essentielle, à tel point que l’enfant peut avoir l’impression de n’avoir d’intérêt pour ses parents que s’il réussit à l’école.

Le stress, avant un contrôle, est normal. Il ne faut cependant pas qu’il se transforme en panique. Le « bon » stress sert à solliciter toutes ses compétences. Le « mauvais stress » rend malade, mène à l’échec et reste un signe de mal-être important à prendre en compte.

En laissant la situation dégénérer, l’enfant ne voudra même plus aller à l’école quand il aura un contrôle. L’appréhension pourra le pousser jusqu’à la phobie scolaire et la dépression.

Aider votre enfant à surmonter son stress

Quand le stress est trop fort et se transforme en panique, il faut réagir.

Passez du temps avec votre enfant, envoyez-lui des messages positifs et ne l’accablez pas en cas d’échec. En tant que parents, il est bon de se poser quelques questions, de prendre du recul. En dehors de l’école, mon enfant a-t-il la possibilité de faire autre chose, pour lui ? A-t-il des activités où classement et compétition n’entrent pas en jeu, qu’il peut pratiquer simplement pour se détendre, s’amuser ?

Il est important de trouver un équilibre entre les activités de loisir et les activités scolaires. Il faut un contrepoint à l’école pour faire baisser la pression scolaire.

Votre enfant a besoin de reprendre confiance en lui, en réalisant que l’école ne représente pas tout ce qu’il est, qu’il peut réussir dans certains domaines. Il surmontera d’autant mieux ses échecs qu’il aura des réussites à côté. Un enfant ne perd pas de temps dans ses loisirs. Ceux-ci peuvent lui éviter la panique, la dépression, la peur de l’école.

S’il connaît des réussites en dehors de l’école, il saura rebondir face à ses échecs, il sera capable de relativiser, de remettre les choses à leur place et entrera dans un cercle vertueux. Il existera en dehors de l’école, se sentira mieux… et ira mieux à l’école !

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