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Les relations dans la fratrie
Frères soeurs
de 4 ans à 11 ans
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Les relations dans la fratrie, entre jalousie et disputes

La vie n'a rien d'un long fleuve tranquille : vos enfants ne cessent de se disputer pour des broutilles et vous ne savez pas toujours si vous devez intervenir ou les laisser régler leurs problèmes entre eux. Commencez par montrer l'exemple en gardant votre calme et rappelez-vous que la jalousie qui les monte les uns contre les autres a un rôle éducatif. Celui de leur apprendre à faire des compromis pour rétablir le dialogue.

Que vos enfants se disputent, rien de plus normal

Ils se disputent l'amour de leurs parents que chacun aurait bien aimé garder pour soi. Apprendre à partager votre amour et vos attentions ne peut que créer des tensions. Mais cette jalousie n'est pas sans intérêt : pour pouvoir la dépasser, pour essayer de s'entendre et nouer des relations les uns envers les autres, vos enfants vont devoir apprendre à s'écouter, à trouver les mots pour défendre leur cause, et enfin chercher le chemin de la réconciliation. C'est l'apprentissage de la vie en société.

N'hésitez pas à les rassurer sur leur sentiment de jalousie en disant à l'aîné par exemple : « Il est normal que tu sois jaloux de ta petite sœur, elle demande beaucoup d'attention parce qu'elle est petite. Même si j'ai un peu moins de temps à te consacrer en ce moment, je t'aime tout autant. ». De même, dire « Je suis très content pour ton petit frère qu'il ait un grand frère comme toi ! », le tranquillisera sur sa place et son rôle dans la famille. Il est naturel que vos enfants se disputent, c'est même plutôt sain. Cela les aide à se construire en acceptant et en dépassant la jalousie ou la rivalité, qu'ils ressentent.

S'en mêler... ou pas ?

Vous voilà tiraillée entre l'envie de mettre fin à la dispute ou celle de les laisser régler leurs différents entre eux. Quoique vous décidiez, prenez le temps de bien respirer, de bien comprendre ce qui est en jeu, de parler posément. Cette attitude calme est réfléchie aura valeur d’l'exemple. En général, cela « calme le jeu » d'entrée. S'ils sont trop énervés, si la dispute dégénère au détriment de l'un (un de vos enfants est un peu la « tête de turc ») ou bien s'ils en viennent aux mains, ou aux insultes..., il vaut mieux les séparer le temps qu'ils reprennent leurs esprits et soient capables de reprendre le dialogue sereinement. L'envie de jouer ensemble peut les amener à faire un effort en ce sens.

Mais en général, vos enfants gèreront mieux la dispute si vous ne vous en mêlez pas.

Rappelez-leur qu'ils doivent se respecter, qu'ils n'ont pas à se faire mal, et expliquez leur comment chercher la solution du problème entre eux (en s'interrogeant sur la dispute, chacun disant pourquoi il n'est pas content, l'autre pouvant argumenter, etc. Soulignez le devoir qu'ils ont de s'écouter, de se mettre à la place de l'autre, de chercher à comprendre quel était l'enjeu de la dispute et comment y remédier).

Les « a priori » peuvent attiser la jalousie

Il est tentant de coller une étiquette sur son enfant. On oppose souvent le « grand », censé être plus responsable au « petit », qu'il faut protéger. Déjà, on les enferme dans des rôles précis. Pourtant, le « petit » peut être incité à se montrer responsable de quelque chose de temps en temps. Selon le caractère de l'enfant, on a vite fait de le cataloguer (il est bavard, il est tête-en-l'air, il est colérique...). Ces étiquettes ont la fâcheuse habitude de pousser les enfants à vouloir s'y conformer. On peut et l’on doit sortir de ce cadre-là. Que vous encouragiez les talents de vos enfants est une bonne chose, mais il ne faut pas le faire au détriment des autres. Si l'un d'eux est bon en dessin ou en musique, les autres peuvent avoir envie d'en faire aussi, et ils méritent tout autant d'être soutenus.

Vos enfants ne sont pas des clones

Leurs besoins ne sont pas les mêmes, vous ne pouvez donc les traiter à égalité. Montrez leur plutôt que chacun d'eux est unique à tout point de vue : par son âge, son caractère, ses aspirations, ses talents et par la vie qu'il mène (si l'un est à l'école élémentaire quand l'autre est au collège, il est évident que leurs envies ou leurs besoins n'ont rien de commun). Si vous en avez la possibilité essayez de ménager des temps exclusifs à chaque enfant de temps en temps. Ne cherchez pas à vouloir l’égalité tout le temps au même moment. C’est d’une égalité globale qu’il s’agit mais chacun selon ses besoins et les circonstances. Cela leur apprendra à tolérer les différences.

Les moments propices aux disputes

Parfois la dispute naît de l'ennui. En rentrant de l'école, vos enfants sont fatigués et ont besoin de capter votre attention. Si vous avez du temps pour eux, s'ils peuvent « décharger leur fardeau » en vous racontant leur journée devant un bon goûter, ils seront mieux disposés au cours de la soirée. A l'inverse, s'ils s'ennuient, ils seront tentés de chercher la bagarre...

Apprenez leur aussi à respecter le territoire de chacun : ne pas entrer dans la chambre de son frère sans y être autorisé, et ne pas le déranger quand il fait ses devoirs par exemple. L'idéal bien sûr est que vos enfants aient chacun leur chambre, mais si ce n'est pas le cas, essayez de leur délimiter un espace (par un paravent ou un rideau au besoin) pour qu'ils aient un peu d'intimité.

Attention à l'injustice

Si un conflit a dégénéré et que vous voulez marquer le coup, prendre la défense d'un de vos enfants risque d'être perçu comme une injustice. Il n'est pas facile en effet de connaître véritablement le fin mot d'une dispute. Si l'un des enfants a fait quelque chose d'irrémédiable (casser un jouet auquel son frère tenait beaucoup), vous pouvez lui demander comment – par quoi – il pense pouvoir réparer ce geste. L'enfant coupable sera rassuré d'avoir la possibilité de chercher une solution pour compenser.

Enfin, lorsque vos enfants jouent joyeusement ensemble, faites leur remarquer combien vous êtes contents de les voir s'entendre ainsi. Valorisez toujours leurs efforts plutôt que de systématiquement pointer du doigt ce qui ne va pas.

Quelques questions de parents :

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Article publié le 07/07/2014 Mis à jour le 07/07/2015
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