V comme VIOLENCE ORDINAIRE

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Abécédaire d'une parentalité ferme et bienveillante : V comme VIOLENCE ORDINAIRE

La violence ordinaire est une forme de violence non perçue comme telle car admise par la société.

Or, quelle qu'elle soit, elle a des conséquences néfastes sur le développement et la santé physique et psychologique de l'enfant.

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Qu'est-ce que la violence ordinaire ?

Il s’agit de tout traitement cruel, dégradant ou humiliant, y compris les violences corporelles.

Quelques exemples de violence éducative ordinaire (VEO)[1]

→ violences verbales et psychologiques : crier, injurier, se moquer, humilier, mentir, menacer, culpabiliser, rejeter, chantage affectif, dénigrer - y compris devant d’autres,… 

→ violences physiques : gifler, fesser, pincer, tirer les oreilles ou les cheveux, donner des coups de pied, secouer, saisir brutalement, bousculer, pousser, contraindre l’enfant dans une position inconfortable, le priver de nourriture…

Les parents ont recours à la violence éducative pour plusieurs raisons :

→ parce qu’ils n’ont pas conscience que c’est violent

→ L’idée, véhiculée à tort, selon laquelle ces pratiques auraient des vertus éducatives pour « bien recadrer » l’enfant.

→ La reproduction du schéma familial et de l’éducation reçue et intégrée comme normale.

→ Une méconnaissance des vrais besoins des enfants, des étapes de leur développement et des conséquences de cette violence.

Depuis 15 ans, les recherches scientifiques ont prouvé que chaque violence subie par un enfant a des conséquences néfastes sur son développement et sa santé physique et psychologique (faible estime de soi, addictions, troubles alimentaires, dépression, comportements violents,…). Ces violences, intériorisées, auront plus tard des répercussions sur la société tout entière puisque cela impacte le lien humain dans toutes ses formes d’interaction.

Prendre régulièrement le temps de porter un regard sur soi et sur la façon dont on agit vis-à-vis de l’enfant est prioritaire. Cela permet d’identifier nos automatismes, nos principes, nos habitudes, nos reproductions inconscientes… et de réfléchir à l’impact de nos paroles et de nos actes sur un esprit en construction.

Savoir demander de l’aide lorsque la fatigue ou l’énervement se font sentir (voire même en amont pour éviter l’excès de fatigue et de frustration) est fondamental.

Accompagner un enfant dans son développement sans essayer de le contrôler suppose de se sentir suffisamment en sécurité soi même.

Faire un travail sur soi, prendre conscience de ses états émotionnels et apprendre à les gérer sans faire porter la responsabilité de nos émotions sur les autres et également prendre conscience des pensées que l’on nourrit au quotidien, est un grand service que l’on se rend à soi et  que l’on rend à ses enfants.

Cependant, il arrive à tout le monde, sous le coup de la fatigue et de certaines émotions comme la colère, de dire ou de faire des choses que l’on regrette après.

Prendre la responsabilité de ses actes (sans culpabilité), reconnaître que l’on a eu tort auprès de son enfant, s’en excuser et chercher des solutions ensemble en se servant de ces moments de conflit pour avancer, n’est pas une marque de faiblesse mais bien un acte de courage et d’amour.

Cette démarche enseigne à l’enfant que l’on peut faire des erreurs, en prendre pleinement la responsabilité et s’en servir pour avancer. Ainsi votre enfant n’essayera pas de camoufler ses erreurs, en ayant peur de votre réaction. Il saura qu’avec vous, il pourra tenter de comprendre ce qui l’a amené à se comporter ainsi et à tirer les leçons de ces expériences.

À terme, dans sa vie d’adulte, il saura se montrer responsable et bienveillant envers lui-même et envers les erreurs des autres.

 

Violence ordinaire comme...

  • Douleur
  • Malveillance
  • Impulsivité
Violence, réparation, éducation positive, éditions Le Toucan, mpedia

Pistes pratiques

  • Ateliers en parentalité (Discipline Positive, parentalité bienveillante, etc.)
  • Temps de pause
  • Carte 3-R de la réparation, carte outil discipline positive de Jane Nelsen

Témoignages

  • Nous ne punissons plus nos enfants et utilisons des techniques de communication et des astuces qui nous aide dans le quotidien
  • Je prends le temps de me calmer avant de m’adresser à eux
  • J’ai suivi un atelier de discipline positive pour ancrer mes bonnes résolutions

ET VOUS ?

Articles et textes rédigés par mpedia et par les experts, formateurs en Discipline Positive et membres d’ADPF (Association Discipline Positive France), avec le soutien de Santé publique France

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