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La fatigue et le sommeil chez l'enfant
Enfant fatigué
de 6 ans à 11 ans
Mémoriser Je vous recommande l'article "Bien gérer la fatigue et le sommeil chez l'enfant" sur le site mpedia.fr

Bien gérer la fatigue et le sommeil chez l'enfant

Un enfant qui dort bien est un enfant qui va bien : en effet, durant la journée, votre enfant a besoin de beaucoup d'énergie et de toute sa concentration.

Il est donc important de maintenir un rythme et des conditions environnementales (absence de bruit, de tabac) qui favoriseront son sommeil nocturne et lui assureront un « quota » minimum de repos.

La durée du sommeil

Si vous remarquez chez votre enfant une difficulté à se concentrer (dans la journée il baille, il s'ennuie, il se montre assez passif...), s’il a du mal à se réveiller et est très grognon le matin, ce sont les signes révélateurs d'un manque de sommeil. Or un enfant en manque de sommeil ne dort pas mieux la nuit suivante : au contraire, plus il accumule de fatigue, plus il est énervé au moment du coucher.

Bien sûr, la durée de sommeil varie d'un enfant à l'autre, mais d'une manière générale, à partir du moment où votre enfant ne fait plus la sieste, pour garder son énergie tout au long de la journée, il lui faut une bonne nuit réparatrice.

Entre 6 et 11 ans, il doit comptabiliser au moins une dizaine d'heures de sommeil par nuit. S'assurer qu'il dort suffisamment est important puisque cela va lui éviter une journée de fatigue pendant laquelle il risque de se montrer inattentif et distrait à l’école, incapable de se concentrer et d’apprendre convenablement, mais aussi… grincheux et de déteindre sur toute la famille !

Le rituel du coucher

Encore faut-il qu'il n'ait pas de difficultés à s'endormir et à dormir. Pour l'y aider, essayez de respecter un certain rituel qui vous facilitera la vie... en lui facilitant le sommeil.

Veillez à le faire manger suffisamment tôt pour qu'il y ait au mieux une heure entre le moment du repas et celui du coucher. Aller au lit directement après le repas n'est pas idéal. Évitez aussi de servir le soir des plats trop lourds, plus difficiles à digérer.

Ne lui proposez pas des activités trop « excitantes » ou trop sportives le soir. Elles auront tendance à l'agiter au lieu de le préparer au sommeil. Privilégiez les activités calmes.

Durant la journée, votre enfant est séparé de vous. Le soir, il a aussi besoin de vous retrouver pour un moment de complicité : prenez le temps de discuter avec lui, d'écouter ce qu'il a sur le cœur, les soucis ou les joies qui ont émaillé sa journée. Pouvoir se confier va l'aider à se détendre avant le coucher, à calmer ses inquiétudes. Racontez-lui une histoire, s'il le souhaite, même s'il sait déjà lire. C'est un moment de plaisir partagé.

Chaque parent a ses propres habitudes familiales et culturelles. Les rituels, quels qu’ils soient (histoire, chanson, petit jeu…), rassurent l’enfant et le préparent au sommeil.

Par contre, évitez les rituels qui s’éternisent. Ne rentrez pas dans l’engrenage : « encore une histoire, encore une chanson, encore un bisou ». La marche arrière est souvent difficile et douloureuse…

Faites en sorte de quitter sa chambre avant que votre enfant ne soit complètement endormi. Normalement, il a appris à s'endormir tout seul, quittez-le gentiment... mais fermement en lui promettant de revenir le voir quand il sera endormi.

A proscrire impérativement avant de dormir : le DVD, le jeu électronique, la télévision, la tablette ou le portable…

Voir notre article sur les troubles de l'endormissement.

Le rituel du lever

Se lever en douceur est tout aussi important : ne réveillez pas votre enfant au dernier moment. Pour lui assurer une journée en pleine forme, il a besoin de se réveiller doucement, de prendre un bon petit déjeuner sans télévision mais accompagné d’un adulte assis qui déjeune avec lui.

Essayez de ne pas lui imposer le stress d'arriver en retard à l’école. C'est l'assurance de commencer la journée du bon pied !

Savoir que l’heure du lever conditionne beaucoup l’heure du coucher : il est préférable de ne pas trop décaler les heures de lever les week-ends (deux heures environ par rapport à l’heure de lever habituelle).

Le sommeil c'est la santé... et la santé, c'est le sommeil

Le fait de mal dormir peut aussi être dû à des soucis passagers de santé : les otites sont douloureuses, notamment la nuit ; les rhinopharyngites, les épisodes de toux altèrent la qualité du sommeil. Soigner sa santé, c'est aussi soigner la qualité de son sommeil.

A savoir
En matière de sommeil aussi et surtout l’exemplarité parentale est fondamentale car votre enfant vous observe, apprend en vous imitant et ne comprendra pas que vous ne vous appliquiez pas les conseils que vous lui prodiguez !

Jusqu’ici votre enfant dormait bien et soudain, il fait des cauchemars ou se lève la nuit (somnambulisme)... La plupart du temps, il s'agit d'anxiété passagère ou d'un trop plein d'activités dans la journée. La meilleure chose à faire est d'essayer de le rassurer, de réduire le nombre de ses activités parascolaires et de préserver des moments de calme dans la journée.

Si votre enfant traverse une période difficile (c'est la rentrée scolaire, il va dans une nouvelle école, votre famille connait l'épreuve de la séparation, du deuil...) maintenir le soir un rituel apaisant est plus que jamais essentiel. Prenez du temps pour parler avec votre enfant, encouragez le à vous raconter sa journée et surtout écoutez-le attentivement.

Si ces troubles persistent et vous inquiètent, demandez conseil au médecin de votre votre enfant. Cela vous permettra de vous assurer qu'il n'y a pas un changement à apporter à vos habitudes de vie et de couchage (repas trop tardifs, environnement bruyant, couchage un peu expédié, besoin affectif qui n'est pas comblé...) ou un problème d'anxiété plus important.

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Article publié le 23/12/2014 Mis à jour le 22/06/2015
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