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Accueillir son premier enfant
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Mémoriser Je vous recommande l'article "Devenir mère en accueillant son premier enfant : l'éveil de la parentalité" sur le site mpedia.fr

Devenir mère en accueillant son premier enfant : l'éveil de la parentalité

Naissance du premier bébé... Naissance des parents.

Devenir parent prend un certain temps. Vous le devenez au fil de la grossesse, de la  naissance et chaque jour davantage. Quelle que soit votre appréhension, faites confiance à votre bébé : c'est lui qui vous fera naître en tant que parents.

Vais-je savoir l'aimer ?

Il est naturel de vous poser la question de savoir si vous allez être capable d'aimer et de veiller sur votre bébé. Cette période de flottement qui précède la naissance, au cours de laquelle vous vous posez toutes sortes de questions est utile.

Elle vous oblige en effet à vous remettre en question. Votre incertitude vous rend plus ouverte pour accueillir ce bébé et apprendre à vous en occuper. Le désir que vous avez de bien faire, d'être à la hauteur, vous met à son écoute.

Tous les bébés sont différents, le vôtre est unique, il vous faut donc le temps de le comprendre, de décoder ses pleurs. On ne peut se comporter de la même manière avec chaque enfant (on entend souvent les mamans qui ont plusieurs enfants s'en étonner : aucun n'est pareil !).

Avant d'être une maman, vous avez été vous même un bébé, et le modèle de votre propre mère compte dans votre manière de faire. Vous allez chercher à être aussi compétente qu'elle, ou plus compétente s'il vous semble qu'elle ne l'a pas été. Douter de ses propres capacités est normal, mais vous allez apprendre à vous faire confiance et à faire confiance à votre bébé.

Avoir ... ou ne pas avoir l'instinct maternel

On parle d'instinct quand à la naissance de votre bébé, vous ressentez spontanément le désir de le protéger, de lui donner ce dont il a un besoin immédiat (être mis au sein, reposer dans vos bras, sentir votre chaleur, être câliné...). Cet élan maternel qui vous porte vers lui évoque celui, instinctif, de l'animal qui vient de mettre bas et s'occupe de son petit (en le léchant, en le nourrissant, etc...)

Il est possible cependant que vous ne ressentiez pas immédiatement ce penchant : un accouchement douloureux, la grande fatigue des premiers jours, toutes les nouvelles choses que vous devez apprendre à faire et les nuits écourtées... ont de quoi doucher votre enthousiasme. Et cet enfant, vous vous en étiez fait une idée inconsciente, à laquelle il ne ressemble pas forcément.

De plus, la responsabilité d'un nouveau-né peut soudain vous sembler insurmontable. Devenir parent a beau être la chose la plus naturelle au monde, ce n'est pas facile pour autant.

Philippe Ariès, Edward Shorter, Élisabeth Badinter, entre autres, considèrent que l'instinct maternel est un sentiment moderne, construit socialement pour répondre à des intérêts étatiques…

Si le blues ne passe pas

Par contre, si une certaine tristesse s'installe (vous ne vous sentez pas à la hauteur, vous avez du mal à communiquer avec votre bébé, vous n'êtes pas à l'aise avec lui, et vous vous sentez en permanence au bord des larmes...), ne culpabilisez pas et ne vous en faites pas, cet état, qu'on appelle communément le "baby-blues", est fréquent et généralement passager. Il est possible qu'il persiste quelques jours après votre retour de la maternité, mais pas au delà.

Si vous ressentez les mêmes symptômes ou que vous vous sentez bizarre dans votre tête, il s'agit peut-être d'une dépression postnatale qui nécessite alors une prise en charge médicale. Il est vital, pour votre bébé comme pour vous, de ne pas rester seule avec vos difficultés et d'en parler à votre médecin ou à votre centre de PMI.

Donner du temps au temps

Faites confiance au temps, à l'attachement qui va naître entre vous et votre bébé. Petit à petit, vous apprenez à répondre à ses désirs, sa satisfaction est immédiate (il ne pleure plus, il sourit, il gazouille...) et cela vous met en joie. Vous vous apprivoisez l'un l'autre.

Sur un plan pratique, ne refusez pas l'aide qui vous est proposée, à commencer par celle du papa. Lui aussi doit prendre ses marques. Il peut avoir peur de s'occuper du nouveau-né qui semble si fragile. Il est pourtant essentiel qu'il puisse tisser des liens avec son bébé, en le berçant dans ses bras, en lui parlant, en échangeant avec lui des regards et des sourires, en le changeant...

Appuyez-vous aussi sur votre entourage (votre famille, vos amis ou vos voisins). Il suffit parfois qu'on vous prépare le repas, qu'on vous aide à nettoyer la maison, ou tout simplement qu'on vous tienne compagnie, pour que le moral soit au beau fixe. Vous allez voir que bientôt, dès qu'une certaine routine se sera mise en place, vous saurez à merveille vous occuper de votre bébé et la fatigue des premiers jours ne sera plus qu'un mauvais souvenir.

2 + 1 = 3

Un enfant représente un immense changement. Vous étiez un couple et vous devenez une famille, passant de deux à trois personnes. Essayez de ne pas négliger pour autant votre vie amoureuse. Si vous pouvez vous décharger un peu sur vos parents ou vos amis pour sortir un peu, cela vous fera un bien fou et pour un nouveau-né, rien ne vaut des parents épanouis...!

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Article publié le 02/07/2012 Mis à jour le 31/05/2016
Sources

American academy of pediatrics. Caring for your baby and young child: birth to age 5, Bantam Books. 2004. 752 pages

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