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Ecole maternelle : un grand pas vers la sociabilisation

Mis à jour le 20 juillet 2019 Dr Jean-Paul BLANC

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(c) Pauline Bocquet

L’entrée en maternelle, une étape nouvelle.

Bientôt la rentrée : pour votre enfant… et pour vous. Les clefs pour bien s’y préparer et vivre ce moment dans la sérénité.

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Le temps de la séparation

Pour votre enfant, l’entrée à l’école maternelle signifie être séparé de vous. S’il a déjà vécu la vie en collectivité (en allant à la crèche, à la halte-garderie) ce n’est pas un trop grand changement qui l’attend et c’est donc plus facile à vivre. Il en va de même si depuis son plus jeune âge des petites séparations ont déjà eu lieu et se sont déroulées sans heurt (il a été confié à sa mamie, à la voisine…).

Les jours précédant la rentrée

Même si votre enfant est tout fier d’entrer à l’école maternelle, il ne sait pas réellement ce qui l’attend. L’achat d’un cartable ou de vêtements neufs, le fait d’en discuter (pourquoi pas autour d’un bel album ou d’un imagier sur la rentrée) mettront de l’excitation dans l’air. Insistez sur le fait qu’il est grand maintenant (sans le lui rabâcher toutefois à longueur de temps, ce qui risquerait d’être un peu stressant). Lui expliquer que vous allez le laisser à l’école, vous en aller, puis revenir le chercher bientôt.

En lui expliquant ce qu’est l’école et en lui racontant vos propres souvenirs, vous piquerez sa curiosité. Et si vous avez la possibilité de visiter les lieux ensemble un peu avant, il sera moins impressionné le moment venu.

Le jour J

Il semblait ravi d’aller à l’école et pourtant, il est possible qu’il ne veuille plus y aller le moment venu : il s’agrippe à vous en pleurant. Rassurez-vous. En général, dès que vous aurez le dos tourné, il ne tardera pas à se calmer. Cette difficulté à vous quitter risque de persister quelques jours. Votre enfant préférerait passer la journée avec vous et l’école lui fait un peu peur. Montrez que vous avez confiance en l’école, et que vous êtes déterminé(e) : cela le rassurera. Dites lui “au revoir” avec un gros bisou en expliquant que vous viendrez le chercher à l’heure des parents, puis partez sans vous retourner. S’il sent que vous êtes inquièt(e), il sera angoissé. Si c’est vraiment le cas vous pouvez le faire conduire par ses grands parents ou une autre personne, et gardez-vous le plaisir de venir le chercher seul(e). Mais il est quand même préférable que ce soit la même personne qui l’emmène et vienne le chercher. Cela se passera rapidement mieux, surtout qu’il va très vite se rendre compte que les autres enfants sont dans le même cas que lui, et la joie de retrouver ses nouveaux copains prendra le pas sur ses craintes.

Au moment de le quitter, dites-lui que allez revenir le chercher, à quel moment (à midi, le soir, etc.). Insistez sur le fait qu’il va passer une bonne journée à s’amuser et que vous aussi avez prévu de faire plein de choses (il pourrait culpabiliser de vous laisser seul(e)). Ne faites pas durer le moment de la séparation (cela entretient le chagrin) et bien sûr ne revenez pas sur vos pas. Faites appel à la raison : l’école et l’apprentissage de la séparation, sont nécessaires ; c’est un bien pour votre enfant, il n’y a donc aucune raison de culpabiliser. Si votre enfant vous sent serein(e) et déterminé(e), cela l’aidera beaucoup.

Votre enfant fait face à de nombreux changements, il est possible que quelques soucis apparaissent durant les premiers jours/semaines. Soyez attentifs, et si vous notez un problème, n’hésitez pas à en parler avec votre enfant ou son instituteur.

Une longue journée

Entre les activités manuelles (dessin, peinture, modelage, etc.), les activités motrices (jeux de quilles, de cerceaux, de ballon…), les temps de goûter ou de cantine, les temps d’apprentissage (chiffres et lettres, jours, mois et saisons, comptines, chants…), les ateliers (puzzles, lotos, dessins, etc.) et bien sûr les récréations, votre enfant a une journée très chargée. Heureusement une sieste est prévue pour lui permettre de récupérer un peu (ne pas oublier de glisser son doudou dans son sac-à-dos).

Le retour à la maison

Le soir, il risque d’être très fatigué au point même de s’endormir à peine rentré. Ne vous en faites pas, quelques jours d’adaptation sont nécessaires. Il prendra vite le rythme.

Il sera content si vous êtes disponible pour lui : il ne vous a pas vu(e) de la journée, le fait que vous lui consacriez un peu de votre temps (pour jouer, lui lire des histoires, parler ensemble…) lui fera grand plaisir. Vous pouvez vous intéresser à sa journée sans pour autant le bombarder de questions : il a le droit de garder des choses pour lui et n’a pas forcément envie de tout raconter. Vous, de votre côté, n’hésitez pas à lui raconter ce que vous avez fait pendant qu’il était à l’école. Il sera rassuré de voir que vous avez une vie sans lui.

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American academy of pediatrics. Caring for your baby and young child: birth to age 5, Bantam Books. 2004. 752 pages

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