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L’enfant solitaire, entre timidité et grande sensibilité

Mis à jour le 01 septembre 2019 Dr Sarah BYDLOWSKI

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Enfant solitaire : aidez-le à s’intégrer et à avoir une vraie vie sociale.

Il est possible que votre enfant soit enclin à aimer la solitude. Mais cela peut être aussi le signe d’une difficulté à s’intégrer. Dès son plus jeune âge, initiez-le aux règles de vie en collectivité.

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La vie en société s’apprend dès le plus jeune âge

Votre enfant a besoin très tôt d’avoir des copains. Sa capacité à se faire des amis renforce sa confiance en lui et lui apprend à communiquer, à respecter les autres pour faire partie d’un groupe (les écouter, attendre son tour…). Vous pouvez l’aider en l’initiant aux règles de la vie en société : la politesse, l’esprit beau joueur, ne pas faire de mal aux autres, respecter leurs affaires, le sens du partage… Toutes ces valeurs ne peuvent que l’aider à bien s’intégrer dans un groupe.

Pourquoi votre enfant est-il solitaire ?

Tout d’abord il est peut-être par nature plutôt solitaire. Ou alors, une dispute passagère avec un copain peut le pousser à s’isoler (dans ce cas là, il ne sert à rien de dramatiser. Il vaut mieux attendre un peu car les relations des enfants sont souvent fluctuantes). Votre enfant est peut-être aussi particulièrement timide ou d’une sensibilité à fleur de peau.

Cependant, si son isolement s’installe et perdure, essayez d’en savoir un peu plus car c’est peut-être le signe d’un mal être plus profond et vous avez raison de vous en préoccuper.

Comment pouvez-vous l’aider ?

En le faisant parler et en l’écoutant : essayez (sans être insistant) de le faire parler de ce qu’il fait pendant la récréation, ses activités en classe, ses rapports avec ses camarades, comment se déroulent ses activités de loisirs, etc.. Il est possible que votre enfant ait des complexes ou qu’il ait de mauvais rapports avec un autre enfant… Il est essentiel qu’il puisse exprimer ce qu’il ressent.

En choisissant des activités qui l’aident à s’affirmer : c’est le cas du théâtre ou des sports collectifs. Mais sans jamais le mettre en difficulté en l’obligeant. Un art martial tel que le judo par exemple va lui enseigner la maîtrise de son corps et de son comportement.

En lui offrant un cadre rassurant… et bienveillant, qui le sécurise. Prenez du temps pour lui (en jouant à des jeux de société, en cuisinant ensemble…) et profitez-en pour lui faire remarquer ses qualités mais aussi ses défauts. Il est important que votre enfant apprenne à se connaître avec ses forces et ses faiblesses et à s’accepter tel qu’il est.

…mais en évitant de le surprotéger : votre enfant a besoin de se sentir protégé pour être rassuré, mais pas de façon excessive, surtout s’il est particulièrement sensible. Si vous ne lui laissez pas l’occasion de faire ses preuves, comment peut-il se prouver à lui même ce qu’il vaut ? Il faut réussir à trouver le juste milieu. Encouragez-le à faire face lorsqu’il est confronté à un problème. Montrez-lui que vous le croyez capable d’y arriver.

En lui offrant une vraie vie sociale : proposez-lui de recevoir des amis à la maison, en commençant par un seul avec qui il pourra nouer des liens qui l’ouvriront peu à peu. Multipliez les occasions d’activités nouvelles et partagées, poussez-le à accepter des invitations, tout cela va l’aider progressivement à s’intégrer.

En l’aidant à cultiver une image positive de lui-même : valorisez-le dès que l’occasion se présente. Votre enfant excelle certainement dans une matière ou dans une activité extra-scolaire, n’hésitez pas à l’encourager et à le féliciter, cela l’aidera à prendre un minimum d’assurance.

En montrant l’exemple : n’oubliez pas non plus que vous lui servez d’exemple : si vous êtes ouvert aux autres, aimable, sociable… Votre enfant sera enclin à vous imiter.

En l’aidant à se relaxer : la timidité de votre enfant peut se traduire par de la nervosité, de l’angoisse voire de la tristesse. Aidez-le à se détendre. Le soir, instaurez chez vous une ambiance paisible et agréable (pourquoi ne pas mettre un peu de musique douce, ou lui raconter une histoire – même s’il sait lire, un peu comme une veillée –), apprenez-lui à bien respirer… et surtout, ne perdez jamais une occasion de le faire rire et de rire avec lui. Car le rire est un excellent antidépresseur !

Enfin en évitant de le taxer de timide ou de solitaire… ainsi étiqueté, votre enfant aura tendance à coller à la description qu’on fait de lui. Laissez-lui la possibilité de vous prouver qu’il n’est pas condamné à être timide toute sa vie !

Attention, la vigilance s’impose dans certains cas

Si votre enfant s’isole de plus en plus, semble triste, dort mal, a des sautes d’humeur, perd l’appétit… S’il se plaint d’avoir mal à la tête ou au ventre et manque d’énergie, si ses résultats scolaires sont en baisse… Voyez avec son instituteur s’il a remarqué ce changement d’attitude et comment cela se passe à l’école. N’hésitez pas à prendre conseil auprès du médecin de votre enfant ou demander un accompagnement psychologique si la situation persiste.

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