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Huile de palme
Lait et huile de palme
de Nouveau-Né à 3 ans
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Huile de palme : un composant alimentaire à limiter

L’huile de palme, présente dans de nombreux aliments industriels ne doit pas être consommée de façon excessive par votre enfant. Essayez d’apprendre à repérer les produits qui l’intègrent dans leur composition.

Une huile omniprésente

L’huile de palme est la plus économique des huiles, par conséquent cette matière grasse et ses dérivés sont omniprésents dans les produits transformés, alimentaires, cosmétiques et produits d’entretien. On peut ainsi la trouver dans les biscuits, les pâtes à tartes, les céréales, les crèmes glacées, les laits et aliments destinés aux bébés, etc. Outre son faible coût, l’huile de palme permet d’allonger la durée de conservation des aliments industriels et améliore la texture de ces aliments.

Elle remplace donc souvent d’autres huiles, pourtant moins riches en acides gras saturés. Cette huile contient une proportion importante d’acides gras saturées (50%) et principalement de l’acide palmitique (43 à 46%). En outre, cette huile peut être hydrogénée pour lui donner une texture plus apte à la commercialisation, ce qui entraîne la présence d’acides gras trans, particulièrement nocifs pour la santé.

L’huile de palme est aussi la cause d’un désastre écologique en Asie du Sud est et en Afrique centrale, les deux principales régions productrices. Les étendues grandissantes de palmeraies, nécessaires à la production d’huile de palme, entraînent la destruction progressive des forêts tropicales et de leur biodiversité avec la disparition simultanée des orangs outans. 

Une huile à consommer avec modération

En soi l’huile de palme n’est ni nocive ni toxique, c’est sa consommation excessive qui peut entraîner à long terme des conséquences délétères. En effet certains acides gras saturés tels que l’acide palmitique et les acides gras trans, présents dans l’huile de palme, sont à consommer en quantité modérée. Ces derniers augmentent en effet le "mauvais cholestérol" qui est un facteur de risque  cardiovasculaire. L’huile de palme en contient des quantités nettement plus importantes que l’huile de colza ou d’olive par exemple, beaucoup plus recommandées pour votre enfant.

Il est cependant assez difficile de distinguer la présence ou non d’huile de palme dans la composition des aliments. Si le type d’huile utilisée dans le produit que vous avez acheté n’est pas précisé, il s’agit probablement d’huile de palme. Elle est également souvent désignée comme "huile végétale" sur les emballages. A l’inverse l’acide palmitique est présent dans d’autres corps gras que l’huile de palme (charcuteries et gras de la viande par exemple) : ainsi sur les étiquettes, la présence d’acide palmitique dans la composition d’un produit ne signifie pas nécessairement la présence d’huile de palme.

Afin d’éviter une surconsommation de cette huile trop riche en certains acides gras saturés, n’hésitez pas à cuisiner vous-même pour votre enfant et à limiter les aliments industriels.

Certaines marques ont décidé de ne plus intégrer d’huile de palme dans leurs produits : elles sont repérables car elles font une communication publicitaire à ce sujet.

S’il est tout à fait  justifié d’attirer l’attention sur l’huile de palme, trop utilisée par l’industrie et souvent de façon peu visible, en raison des risques cardio-vasculaires liés à sa consommation excessive, il faut cependant éviter de la diaboliser de façon systématique, et ne pas oublier que la campagne médiatique contre cette huile a été principalement lancée par les écologistes défenseurs des forêt et de la biodiversité.

L'huile de palme dans les laits infantiles

L’huile de palme entre dans la composition de nombreux laits infantiles. Il faut savoir que l’acide palmitique représente le quart des matières grasses du lait maternel. Pour apporter cet acide gras saturé dans les laits pour nourrissons, on peut soit introduire un peu d’huile de palme, soit ajouter des matières grasses du lait (crème du lait). La quantité d’acide palmitique ajouté dans les laits infantiles est proche de celle qui est contenue dans le lait de femme. Les pédiatres spécialistes en nutrition estiment qu’il n’y a aucun argument pour penser que les acides gras saturés, aux teneurs observées dans les laits pour nourrissons, et la présence d’huile de palme, aient un effet délétère...

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Experts
Article publié le 27/09/2012 Mis à jour le 27/11/2017
Sources

Bocquet A. La diversification alimentaire. In : O Goulet, M Vidailhet, D Turck, coordinateurs. Alimentation de l'enfant en situation normale et pathologique. 2ème édition, Doin éditeurs, Paris. 2012 : 175-91.

Ghisolfi Jacques. Acides gras essentiels, acides gras polyinsaturés et alimentation de l’enfant né à terme. In : O Goulet, M Vidailhet, D Turck, coordinateurs. Alimentation de l'enfant en situation normale et pathologique. 2ème édition, Doin éditeurs, Paris. 2012 : 207-17.

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