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Il pose des questions sur la mort, comment lui expliquer ?

Mis à jour le 17 septembre 2021 Dr Sarah BYDLOWSKI

questions mort

Ça veut dire quoi être mort ? Pourquoi il est mort ? Est-ce-que toi et moi on va mourir aussi ? On va où quand on meurt ?… Qu’elles arrivent suite à un décès ou par hasard, lorsque votre enfant vous pose ces questions, mieux vaut s’être préparé à y répondre.

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A quel âge faut-il aborder le sujet de la mort ?

Il est conseillé d’attendre que les questions viennent de votre enfant. Elles pourront arriver après le décès d’un proche, suite à ce qu’il aura vu à la télévision, lu dans un livre…

En général, si un enfant n’a pas été confronté à la mort plus jeune, des questions apparaissent naturellement vers 6 ans. C’est aussi à ce moment là qu’il prend réellement conscience du caractère irréversible de la mort. Elle peut alors devenir source de nombreux questionnements, voire d’angoisse.

Il est donc important de répondre à ses questions sans toutefois les anticiper. Il les posera quand il sera apte à entendre les réponses.

Comment lui expliquer ?

« Il est mort parce qu’il a fini de vivre », voici la réponse de Françoise Dolto (pédiatre et psychanalyste), aux enfants. La meilleure explication est certainement la plus simple!

Évitez de dire « papy est monté au ciel », « il s’est endormi pour longtemps » ou encore « mamie est partie faire un long voyage »… cela pourrait créer des angoisses au moment du coucher où vous partiriez dans des explications sans fin sur un prétendu voyage…

Soyez clair et sincère, vos explications doivent être en adéquation avec ce que vous pensez de la mort : « je ne sais pas ce qu’il y a après la mort », « je crois qu’il existe un paradis où tout le monde se retrouve », « je pense que son âme reste près de nous, se réincarne »… chacun a ses réponses sur après la mort, partagez les vôtres avec votre enfant, il se fera lui-même son opinion au fur et à mesure.

Si les questions arrivent suite au décès d’un proche, expliquez les raisons de la mort : il était très vieux, il était très malade… Ne cachez pas votre tristesse à votre enfant. Il peut comprendre que vous soyez triste si vous lui expliquez pourquoi.

Ne sous-estimez pas non plus la peine d’un enfant. Il se peut qu’il reparte jouer après l’annonce d’un décès, cela ne signifie pas qu’il n’est pas touché. Laissez-le, il a besoin de « digérer » l’information et il vous en reparlera quand il en aura envie ou en ressentira le besoin, et à ce moment-là, soyez présent en répondant à ses interrogations.

S’il le souhaite, vous pouvez lui proposer d’assister aux obsèques. Mais il convient de lui laisser le choix, il ne doit pas se sentir obligé. Les rituels peuvent être bénéfiques pour tout le monde, même pour les enfants ! Assister à des obsèques n’est en rien traumatisant à partir du moment où l’enfant n’est pas forcé et où vous répondez à ses questions.

Bien sûr vous adapterez les réponses en fonction de son âge… Il existe pour vous aider de nombreux livres suggérés dans les liens utiles en bas de cet article.

La mort l’angoisse, il pose beaucoup de questions

Parfois la mort peut constituer une réelle angoisse pour l’enfant, que ce soit sa propre mort ou celle de ses parents par exemple. Il a peur de s’endormir le soir et de ne pas se réveiller. Essayez d’abord de comprendre d’où viennent ses angoisses. Vous devez en parler librement avec votre enfant, savoir pourquoi il a peur et y répondre en prenant le temps de lui expliquer et d’en discuter avec lui.

La mort ne doit pas être un sujet tabou, votre enfant a besoin d’être rassuré, expliquez-lui avec vos mots, vos croyances, sinon l’imaginaire prendra le dessus et ses angoisses ne feront qu’augmenter.

Peut-être que vous-même êtes mal à l’aise avec ce sujet (deuil difficile, perte d’un être cher traumatisante dans l’enfance…) ; si vous n’arrivez pas à en parler avec lui ou à comprendre ses angoisses, essayez d’envisager un accompagnement psychologique.

Perte d’un proche, la culpabilité de l’enfant

Souvent, la première confrontation à la mort pour un enfant est le décès d’un grand-parent. Il s’agit également d’une perte douloureuse pour vous, et vous avez le droit d’exprimer votre tristesse même devant votre enfant. Lui-même va être triste, mais il faut veiller à ce qu’il ne culpabilise pas.

Votre enfant est encore à un âge où il se croit tout puissant, il peut donc se sentir responsable du décès et de votre tristesse. N’hésitez pas à en discuter avec lui, à le rassurer, à lui dire qu’il n’y est pour rien, que c’est normal que vous soyez triste mais que cela va passer…

Je retiens !

 

Le message important à faire passer est avant tout que la mort est naturelle, universelle, imprévisible et inéluctable.

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Réponses des docteurs Racle, Marcelli et Salinier

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