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Boissons sucrées, faites attention

Mis à jour le 15 janvier 2021 2 de nos experts

 Dr Alain BOCQUET
 Pr Michel VIDAILHET

Écrit par 2
de nos experts

Boissons sucrées

Riches en calories, les boissons sucrées sont en outre très peu désaltérantes. Il vaut donc mieux essayer de les limiter, en les consommant en faibles quantités et seulement de temps en temps. Les boissons sucrées consommées de façon excessive facilitent l’excès de poids et augmentent le risque de caries dentaires.

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Boissons : de l’eau en priorité

Buvez de l’eau à volonté ! Si votre enfant refuse de boire l’eau que vous lui proposez, ce n’est pas qu’il n’aime pas l’eau, mais qu’il n’a pas soif à ce moment-là. Pour vous et votre enfant, au cours et en dehors des repas, l’eau reste la moins chère des boissons et la seule nécessaire. L’eau du robinet, très contrôlée, est tout à fait adaptée à votre enfant.

Les boissons sucrées doivent rester occasionnelles, en dehors des repas. Ne buvez pas de sodas et jus de fruits à table. Très sucrés, ils ne calment pas la soif. Le sirop doit lui aussi rester occasionnel. Ne confondez pas les jus avec les nectars, beaucoup plus pauvres en fruits et plus riches en sucre.

Les jus de fruits (100% jus de fruits) sans sucre ajouté, sont souvent considérés comme pouvant constituer la ration de fruits recommandée, au goûter ou au petit-déjeuner ; mais le jus de fruit n’a pas toutes les qualités nutritionnelles du ou des fruits dont il provient. Comme les légumes, les fruits apportent en effet, outre des vitamines, des fibres nécessaires au bon fonctionnement du gros intestin et cet apport de fibres est aujourd’hui insuffisant chez les enfants français. D’autre part, les jus de fruit prennent en pratique de plus en plus la place, au petit-déjeuner et au goûter, du lait et des laitages pourtant indispensables à un apport suffisant de calcium (attention toutefois, le lait est un aliment et non une boisson pour se désaltérer). Chez les enfants qui doivent limiter leur apport calorique, il faut savoir que certains jus de fruits, comme le raisin, apporte encore plus de sucre que les sodas. Par ailleurs, l’équivalent du jus d’un fruit, comme une orange par exemple, ne représente que la valeur d’1/3 de verre : attention aux grands verres de jus de fruits !

Évitez de proposer à votre enfant du thé ou du café, boissons trop excitantes pour son âge. Enfin, c’est une évidence, ne proposez pas à votre enfant de boissons alcoolisées !

Le conseil du pédiatre

Si votre enfant aime un peu trop les boissons sucrées…

A la place des boissons sucrées vous pouvez proposer à votre enfant un verre d’eau fraiche (gazeuse ou plate). Prenez également quelques habitudes :

  • Proposez uniquement de l’eau à table,
  • Évitez de donner l’habitude du sirop dans le verre d’eau,
  • Ne diabolisez pas les boissons sucrées. Votre enfant peut en consommer occasionnellement, surtout s’il est actif physiquement. Il est bien de les limiter aux occasions festives,
  • Privilégiez les jus de fruits 100% jus de fruits, sans sucre ajouté en petite quantité ou dilué. N’oubliez pas qu’un verre de jus d’orange pur vaut 3 oranges pressées,
  • Enfin, les sodas “formule allégée” sont très peu caloriques mais ces boissons édulcorées ne sont pas recommandées chez les petits enfants, et elles maintiennent fortement l’envie du sucré.

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  1. Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Avis du 30 juin 2020 relatif à la révision des repères alimentaires pour les enfants âgés de 0-36 mois et de 3-17 ans.
  2. Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) Avis du 12 juin 2019 relatif à l’actualisation des repères alimentaires du PNNS pour les enfants de 0 à 3 ans.
  3. Mary Fewtrell, Jiri Bronsky, Cristina Campoy et al.  Complementary Feeding: A Position Paper by the European Society for Paediatric Gastroenterology, Hepatology, and Nutrition (ESPGHAN) Committee on Nutrition. JPGN.
  4. Mosser F, Bocquet A. Principaux constituants alimentaires. In : O Goulet, M Vidailhet, D Turck, coordinateurs. Alimentation de l’enfant en situation normale et pathologique. 2èmeédition, Doin éditeurs, Paris. 2012 : 119-33.

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