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Syndrome d’Alcoolisme Foetal : causes et conséquences

Mis à jour le 23 mai 2018

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Chaque année, parmi les 8000 nouveaux-nés porteurs de Troubles Causés par l’Alcoolisation (TCAF), 800 sont atteints de la forme la plus aiguë : le syndrome d’alcoolisme fœtal (SAF). Ce syndrome est la première cause évitable de déficience mentale et d’inadaptation sociale en France.

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Le Syndrome d’Alcoolisme Fœtal (SAF) : de quoi parle-t-on ?

Le syndrome d’alcoolisme fœtal est une affection qui touche le cerveau et le système nerveux suite à la consommation d’alcool par la mère pendant sa grossesse. Il est la 1ère cause évitable de déficience mentale et d’inadaptation sociale en France[1].

Il en existe plusieurs formes, de la plus légère à la plus grave ; la plus répandue étant la forme partielle.

Les symptômes caractéristiques de ce dernier sont :

  • Des anomalies faciales.

Elles se caractérisent par un visage aplati, un espace entre le nez et le menton plus lisse et légèrement bombé, une lèvre inférieure très fine, des sourcils très arqués et, dans certains cas, de l’hirsutisme*[2].

Un bébé qui souffre du syndrome d’alcoolisme fœtal aura une taille et un poids inférieurs à la moyenne et, parfois, une petite tête dès la naissance.

Les organes internes peuvent également être touchés, comme le foie, le cœur et les reins.

Il peut par ailleurs arriver que l’enfant présente des troubles sensoriels, tels que des troubles de la vision et de l’audition[3].

  • Des troubles du développement neurologique.

Les conséquences de ces troubles vont être nombreux. Parmi eux: difficultés d’apprentissage – notamment dus à des troubles de l’attention, de la mémoire et du raisonnement -, menant à un décrochage et échec scolaire, troubles de l’insertion et des conduites sociales, déficience intellectuelle, troubles du comportement (hyperactivité, impulsivité par exemple), troubles de développement du langage et des aptitudes motrices,…

Les causes

Le syndrome d’alcoolisme fœtal découle de la consommation d’alcool par la mère pendant sa grossesse. Une fois l’alcool ingéré, il va traverser le placenta et porter atteinte au cerveau et au système nerveux central du fœtus, ces derniers étant très sensibles puisqu’en développement, et susceptibles de subir des dommages permanents.

C’est pourquoi la consommation d’alcool pendant la grossesse, quel que soit la quantité, la fréquence ou le type d’alcool – notamment la bière, le cidre ou encore champagne, est fortement déconseillée, notamment par l’Inpes. La consommation d’alcool est nocive pendant toute la durée de la grossesse.

Le diagnostic

Le dépistage va permettre un diagnostic précoce des troubles et, ainsi, de guider les recherches des malformations associées pour, d’une part, élaborer un programme d’intervention adapté à l’enfant et, d’autre part, mettre en place un accompagnement des parents[2].

Pour ce faire, il existe différents questionnaires qui permettent de savoir si l’enfant peut être atteint de ce syndrome.

Ce diagnostic se fait selon la réalité (parfois difficile à préciser) de l’ingestion ou non d’alcool de la mère pendant la grossesse, l’examen physique et la mise en observation de l’enfant. Une évaluation du quotient intellectuel (Q.I) pourra également être fait.

Plus le diagnostic se fera tôt, meilleure sera la prise en charge pour améliorer le pronostic[3].

En cas de doute, le mieux est de vous tourner vers votre pédiatre qui sera le plus apte à effectuer ce diagnostic et/ou à vous orienter.

La prévention

La seule est unique prévention possible est de ne pas boire du tout pendant le temps de la grossesse.

Il existe par ailleurs une journée internationale de prévention du syndrome d’alcoolisation fœtale depuis 1999 dans un but d’information et de prévention. Santé publique France et la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) ont d’ailleurs lancé une campagne de prévention en 2016 en adéquation avec cette journée afin, là aussi, d’informer et de prévenir sur les risques de la consommation d’alcool pendant la grossesse[1].

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[1] : Inpes (Santé publique France)

[2] : has.santé

[3] : cps.ca

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