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Autorité, l’enfant doit-il être obéissant ?

Mis à jour le 21 janvier 2015

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Votre enfant n’obéit pas, il n’en fait qu’à sa tête, comment réagir ? Etes-vous assez autoritaires ? Votre désir d’obéissance est-il justifié ? Quelle est la punition adaptée à son comportement ? Autant de questions que tout parent se pose dès qu’il est confronté aux premiers refus et marques d’opposition de son enfant, qui peuvent parfois commencer tôt…

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Etre parent c’est avoir le pouvoir

A 2 ans, votre enfant commence à vous montrer des signes de refus et d’opposition ? Ceux-ci vous font sourire car même si il est désagréable de voir un enfant si jeune refuser d’obéir, vous avez conscience qu’il construit sa personnalité en s’affirmant. Néanmoins vous constaterez que plus il va grandir moins cette opposition vous prêtera à sourire. Il faut donc lui apprendre à obéir, soyez sûr que cette notion lui sera bénéfique tout au long de sa vie.

Jusqu’à 11 ans environ un adulte peut contraindre un enfant à obéir, par la force physique, les menaces… De nos jours l’usage de la force étant à juste titre disqualifié, les parents usent de séduction. Le chantage affectif, les promesses de cadeaux sont autant de stratagèmes utilisés par les parents pour que leur enfant fasse ce qu’ils souhaitent. L’enfant va alors se soumettre à ce qu’on exige de lui or il ne s’agit pas ici d’utiliser son autorité mais plutôt son pouvoir. Le parent se sert du pouvoir qu’il a sur son enfant pour le faire obéir. Le risque est qu’arrivé à l’adolescence, moment redouté de la rébellion, l’enfant voudra lui-même acquérir le pouvoir et en faire usage envers ses parents et les autres.

Le pouvoir acquis par la contrainte ou la séduction engendre la soumission contrairement à l’autorité qui elle suscite l’obéissance.

L’autorité est-elle positive pour le développement de l’enfant

L’autorité sert de guide et de protection. Éduquer un enfant c’est lui apprendre ce qu’il peut et doit faire. L’enfant est instinctif et fonctionne selon le simple schéma du plaisir et du refus des contraintes, or certaines sont nécessaires et elles doivent être acceptées.

Faire preuve d’autorité signifie obtenir de l’enfant ce que l’on souhaite sans utiliser la force ni la séduction. Il n’y a alors pas de soumission. En tant que parent on peut exiger des choses son enfant, qu’il range ses chaussures par exemple mais il faut soi-même montrer l’exemple !

Chez le jeune enfant, avant le langage, on lui demande d’obéir et après on lui explique pourquoi. Encore en phase d’apprentissage du langage, il n’en perçoit pas toutes les subtilités. Le parent choisit d’imposer «non tu ne touches pas ce téléphone» puis, une fois qu’il a obéi il explique les raisons de sa demande. L’enfant comprend que quand il obéit il gagne l’intérêt de ses parents et une explication.

Avec un enfant de plus de 4/5 ans, quand on lui demande de faire quelque chose il faut en même temps lui expliquer pourquoi. Vous pouvez lui expliquer 1 fois, voire 2 fois (pas plus afin de ne pas tomber dans la séduction) puis il doit agir comme vous l’avez demandé, il a alors compris les raisons de votre demande. L’enfant fait désormais appel à son libre-arbitre et à sa capacité de discernement, il fait un choix entre obéir et désobéir. Il se peut que parfois votre enfant ne soit pas toujours d’accord et n’obéisse pas, à vous de juger si sa transgression est justifiée au point de mériter une punition ?

Les punitions sont-elles utiles ?

Si l’enfant refuse d’obéir, les parents sont en droit de prononcer une sanction qui doit être à la mesure de la gravité de sa bêtise.

Autant que possible il faut donner la possibilité à l’enfant de réparer sa bêtise et la sanction ne doit jamais faire mal à l’enfant, tant physiquement au travers de gifles que moralement par l’humiliation par exemple. Afin d’éviter cela et d’adapter la sanction, il est important de prendre du recul sur la situation et il ne faut jamais la prononcer sous le coup de l’émotion et de l’énervement.

Vous pouvez alors expliquer à l’enfant que vous lui direz dans X temps comment il sera puni – ce que vous devez appliquer pour ne pas vous discréditer

Vous pouvez également lui expliquer que vous souhaitez en parler à une tierce personne (père, mère…) avant de choisir la punition. En effet, votre énervement sera passé et la personne extérieure aura un regard plus neutre sur la situation. Elle vous aidera à décider d’une punition raisonnable et non pas sur le coup de l’émotion car on le sait, les enfants ont l’art de toucher le point sensible…

Je retiens !

 

La société nous confronte à des choix qui font appel à notre capacité de discernement à tout âge. Apprendre à un enfant à utiliser son libre-arbitre lui permettra de faire le choix entre obéir à sa conscience ou se soumettre à la loi du groupe par exemple.

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Interview du professeur Daniel Marcelli

Livre Il est permis d’obéir – L’obéissance n’est pas la soumission  – Daniel Marcelli

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