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Anomalies génitales externes chez la fille : la coalescence des petites lèvres

Mis à jour le 13 décembre 2018

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La coalescence des petites lèvres est une anomalie bénigne.

Cette anomalie, assez fréquente et diagnostiquée en général par votre médecin, pédiatre ou généraliste lors de l’examen systématique, se résout toute seule dans la plupart des cas. Quelques questions au docteur Desvignes, pédiatre à Chamalières et attachée en néphrologie pédiatrique au CHU de Clermont Ferrand :

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Qu’est-ce que la coalescence des petites lèvres ?

La coalescence des petites lèvres chez la petite fille se présente ainsi : les petites lèvres sont réunies par une membrane rosée, fine, presque transparente, non vascularisée. La fusion des petites lèvres n’est jamais totale et les mictions se font sans problème. La coalescence n’existe pas à la naissance mais peut être découverte au bout de quelques mois (2-4 mois) ou quelques années. Ce n’est pas quelque chose de grave et les complications sont rarissimes (infections urinaires…).

Est-elle facile à diagnostiquer ?

Oui, le médecin fait très facilement le diagnostic de coalescence des petites lèvres, éliminant les imperforations de l’hymen ou les ambiguïtés sexuelles. Mais l’attitude pratique ne fait toujours pas l’unanimité. Pour certains praticiens, l’imprégnation hormonale qui accompagne la puberté permet la levée spontanée des adhérences. La pratique du sport, du vélo, achève le processus physiologique. Pour d’autres praticiens, la levée des adhérences se fait facilement chez le petit nourrisson par traction douce des grandes lèvres après application d’une crème anesthésiante.

Peut-il y avoir récidive d’une coalescence ?

Oui, elle est même assez fréquente et peut être limitée par l’application répétée d’une crème très grasse qui empêche les bords des petites lèvres de se recoller. Pour certains médecins, en cas de récidive, la manœuvre peut être réitérée sans problème, toujours en douceur sous anesthésie locale. Pour d’autres il est préférable d’attendre une régression spontanée.

Doit-on agir de la même manière s’il s’agit d’un nourrisson ou d’une petite fille ?

Non, chez le nourrisson, la levée des adhérences est facile (même si le risque de récidive est important). Par contre, chez la fille plus grande (après 12 mois) la levée des adhérences par traction est plus difficile, parce que l’enfant se laisse moins faire, parce que la membrane est souvent un peu plus épaisse. Une œstrogénothérapie locale par Colpotrophine® crème, en massages quotidiens par la maman, peut donner d’excellents résultats et est à privilégier. La puberté, grâce à l’imprégnation hormonale œstrogénique naturelle, permet de voir le plus souvent la coalescence disparaître spontanément.

On fait rarement appel à la chirurgie sous anesthésie pour lever des adhérences. Seuls les très rares cas de fusion persistante peuvent justifier d’une intervention chirurgicale.

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