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6 mois, allaitement et diversification

Mon fils de 6 mois et demi a commencé la diversification à ses 4 mois (sur conseil du médecin). Il est allaité exclusivement depuis sa naissance et est à 5 tétées par jour (parfois 6, mais c'est plus rare).

Le midi il tète, puis mange un pot de 200g (légumes avec viande ou poisson) et un demi pot de fruit (il n'en raffole pas).

Dois-je supprimer la tétée avant son pot ? Dois-je tirer mon lait pour compenser ? Car j'ai peur de perdre en quantité…

Si je lui donne également un laitage (type petit brassé Bledina) vers 16h, ce laitage vient en plus d'une tétée (s'il a tété à 14h ou 15h puis vers 17h ou 18h) ? 

6 mois
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Maintenant que vous donnez pratiquement un repas complet à la cuillère à midi vous pouvez proposer la tétée après le repas et votre fils ne tétera qu’en fonction de ses besoins.

Il n’est pas nécessaire de tirer le lait alors que votre fils a 6 mois.

Voici une proposition pour l’alimentation de votre fils de 6 à 9 mois :

  • le matin

Une tétée

ou 1 biberon de 240 ml d’eau faiblement minéralisée + 8 mesures arasées de lait 2e âge. Cette ration peut être diminuée ou augmentée de 30 ml d’eau et 1 mesure, mais il ne faut jamais forcer votre bébé à terminer son biberon. Il faut respecter son appétit qui peut varier d’un jour à l’autre, ou selon les heures de la journée.

Il est possible, d’ajouter 1 à 2 c. à soupe de “ farines ” ou “ céréales ” 2e âge, avec gluten, dans ce biberon.

Entre 6 et 9 mois il est conseillé de commencer un morceau de pain riche en croûte ou un biscuit (boudoir, petit beurre, biscuit à la cuillère, langue de chat, etc.) à mettre dans la main de votre bébé.

Les jus de fruits ne sont pas indispensables.

Une tétée (ou du lait maternel au biberon) est possible dans la matinée

  •  à midi : un repas mixé à la cuillère

1/ soit

- une purée de légumes “ maison ” :

-       Les légumes seront cuits de préférence à la vapeur (meilleure conservation des vitamines et du goût), mais ils peuvent être cuits dans une eau peu salée en jetant ensuite l’eau de cuisson. Ne pas rajouter de sel sauf en faible quantité en cas de refus répété de certains légumes très fades.

-       Il est préférable de proposer un seul légume par jour (en plus de la pomme de terre qui sert de liant pour les légumes les plus fluides comme les courgettes ou les tomates) afin que votre enfant apprenne le goût particulier de chaque légume. Si vous optez pour les "petits pots", préférez les "mono-saveurs".

-       Il est conseillé de changer de légume chaque jour, pour que votre enfant  accepte ensuite plus facilement les aliments nouveaux.

-       S’il refuse un légume il faut lui proposer de nouveau un autre jour, sans le forcer ; il ne faut pas se décourager après plusieurs refus mais savoir persévérer, au moins 8 à 10 fois, jusqu’à ce que le légume initialement refusé soit finalement accepté puis apprécié.

Parmi les légumes, il est possible d’utiliser : betteraves rouges, blanc de poireaux, brocolis, carottes, courgettes (épépinées et sans peau), épinards, haricots verts, patate douce, panais, potirons ou potimarrons, tomates. Les bettes (vert et blanc) et les endives peuvent être utilisées en quantité limitée, sous forme de légumes jeunes pour limiter l’apport de fibres. Les petits pois peuvent être utilisés seulement s’ils sont extra-fins. La quantité de carottes sera limitée en cas de constipation. On limitera, au début, les légumes “ à goût fort ”, ou trop riches en fibres : artichauts, aubergines, cardons, céleris, choux, fenouil, navets, oignons, poivrons, raves, salsifis, vert de poireaux, etc.

 

La qualité des légumes surgelés est au moins égale sinon supérieure à celle des “ produits frais ” de la grande distribution. Les légumes du potager familial sont une excellente solution, à condition que leur culture soit réalisée en limitant l’usage des pesticides et des engrais, et que leur durée de conservation soit courte.

 

- Il est conseillé d’ajouter 1 cuillère à café d’huile végétale crue dans les légumes (colza, noix, soja, et parfois olive, en évitant tournesol, maïs, pépins de raisin et arachide) De temps en temps on peut remplacer l’huile par 1 noisette de beurre cru ou 1 cuillère à café de crème fraiche non cuite.

 

- avec 10 g. de viande  (rouge et blanche, en évitant les abats et la charcuterie à l’exception du jambon cuit découenné), soit 2 cuillères à café de viande mixée, 

ou 10 g. de poisson, frais ou surgelé, non pané, soit 2 cuillères à café de poisson mixé, 2 fois par semaine : 1 fois du poisson maigre (cabillaud, colin, merlan, sole, etc.), et 1 fois du poisson gras (saumon, maquereau, sardine, hareng). Il faut éviter certains poissons apportant potentiellement du PCB (anguille, barbeau, brème, carpe, silure), ou du méthyl-mercure : espadon, marlin, siki, requin et lamproie. La consommation des poissons prédateurs sauvages doit être limitée : lotte (baudroie),
loup (bar), bonite, empereur, grenadier, flétan, brochet, dorade, raie, sabre, thon…

ou 10 g d’œuf cuit dur, jaune et blanc (soit ¼ d’œuf).

La viande et le poisson peuvent être cuits à la vapeur avec les légumes, ou grillés sans graisses cuites, ou bouillis.

 

et  un dessert de fruits crus ou cuits en utilisant des fruits bien mûrs écrasés ou mixés sans sucre ajouté si possible.

-   Il est préférable de proposer un seul fruit par jour afin que votre enfant apprenne le goût particulier de chaque fruit.

-   Tous les fruits sont possibles, même les fruits rouges et les fruits exotiques.

-   Il est conseillé de changer de fruit chaque jour, pour que votre enfant accepte ensuite plus facilement les aliments nouveaux.

-   S’il refuse un fruit il faut lui proposer de nouveau un autre jour, sans le forcer ; il ne faut pas se décourager après plusieurs refus mais savoir persévérer au moins une dizaine de fois, jusqu’à ce que le fruit initialement refusé soit finalement accepté et apprécié.

-   A cet âge l’arachide et les fruits à coque (noix, noisette, amande, etc.) peuvent être introduits progressivement et en petites quantité, mais à condition d’être très finement écrasés ou incorporés dans des pâtisseries comme les biscuits (pour éviter le risque de fausse route et d’inhalation bronchique).

 

2/ soit

à un “ petit pot ” de 200 g. légumes-viande, ou légumes-poisson

à et un “ petit pot ” de 130 g. de fruits.

 

Il est nécessaire de respecter les goûts et l’appétit de votre enfant.

  • à 16 heures

- Une tétée et/ou un yaourt ou 2 petits suissesspécifiques pour enfants en bas âge (les « laitages-bébé » sont préférables aux autres laitages car ils respectent la règlementation des aliments destinés aux enfants en bas âge ; leur teneur en protéines est réduite, et ils peuvent être enrichis en fer, en acides gras essentiels, etc.)

- complétée par un morceau de pain ou un biscuit  (boudoir, petit beurre, biscuit à la cuillère, langue de chat, )

- et un dessert de fruits crus ou cuits.

 

▪               le soir

- soit 1 tétée (en proposant les 2 seins) suivie de 130 g légumes avec des céréales (semoule, riz, polenta, etc.) ou des féculents (pomme de terre, tapioca, légumes secs mixés, etc.). Un peu de fromage râpé peut être ajouté.

- soit une purée de légumes à la cuillère avec des céréales ou des féculents. Un peu de fromage râpé peut être ajouté. Puis un biberon de 120 à 150 ml de lait 2e âge.

-   soit 1 biberon de 240 ml (8 mes.) de lait 2e âge avec 1 à 2 c. à soupe de “ farine ” ou “ céréales ” 2e âge (avec gluten)

-   soit un biberon de soupe avec 5 mesures de lait 2e âge,

 

- et  un “ petit pot ” de fruits, ou une compote de fruits “ maison ” en utilisant des fruits bien mûrs, cuits et mixés, sans sucre ajouté si possible.

 

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Auteurs
Article publié le 14/05/2018 Mis à jour le 18/05/2018