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Commencer le sevrage

Je commence depuis samedi à sevrer mon petit garçon de 2 mois 1/2 (né le 30 août, poids de naissance 3kg100) car je dois reprendre mon activité professionnelle le 11 décembre. Je souhaite tout de même conserver les tétées du matin et du soir. Il pesait à sa visite des 2 mois 5kg980.

A l’heure actuelle, il est à 5 tétées au sein par 24h soit à peut près: 2h - 8h - 12h - 16h/17h et 20h3. J’ai remplacé la tétée de 16h par 1 biberon de 120ml qu’il ne finit pas. (Il n’a pas l’air d’apprécier le lait artificiel Gallia relais). Après ce biberon, hier j’ai essayé de lui donner le sein (pour voir si il avait encore faim et l’a pris sans problème).

Mes questions sont les suivantes :
- comment procéder exactement pour le sevrage
- quelle quantité doit il prendre au biberon
- y a t’il un intervalle à attendre entre chaque tétée et chaque biberon
- dois-je lui donner plus de biberon (en nombre) si il montre des signe de faim dans les heures qui suivent. Et dans ce cas rajouter des tétées par 24h.
- lorsqu’il fera ses nuits, il passera à 4 tétée par 24h. Doit-on en rajouter une dans la journée ?

Merci pour vos réponses. 

2 mois
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Votre bébé a une excellente croissance. Vous avez débuté un sevrage partiel et c’est une bonne chose que votre bébé accepte le biberon, même si vous estimez que les rations bues sont peut être insuffisantes. Lorsque vous aurez repris votre activité vous ferez comme vous pourrez en semaine, mais vous pourrez allaiter plus largement le weekend.

Le lait Gallia « relais » n’a aucune supériorité par rapport au Gallia 1er âge et pourtant il coûte nettement plus cher : évitez donc les lait « relais » qui n’ont aucune justification scientifique et qui n’ont aucune supériorité nutritionnelle, mais ont un prix plus élevé…

Après le sevrage, il est important que le nourrisson reçoive, comme au cours de l’allaitement :

1/ Un apport limité en protéines et des protéines proches de celles du lait maternel (protéines de référence). Les laits 1er âge contiennent 1,2 à 1,7 g/100ml de protéines (moyenne : 1,4 g/100ml) contre 1,0 à 1,1 g/100ml pour le lait maternel. Un apport protéique excessif augmente la charge de travail pour les reins et il a été associé à un risque plus élevé d’excès de poids ultérieur. Votre choix devrait se porter vers un lait dont le taux de protéines se situe en dessous de 1,4 g/100ml.

2/ Des acides gras polyinsaturés à longue chaîne (AGPI-LC) : oméga 6 (acide arachidonique = ARA) et oméga 3 (EPA et DHA), idéalement en accord avec les recommandations de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire pour l’alimentation, l’environnement et le travail) publiées en 2011. Moins du tiers des laits 1er âge disponibles sur le marché sont enrichis en AGPI-LC, et toujours à des doses insuffisantes. L’apport en AGPI-LC oméga 3 contribue à un meilleur développement neurosensoriel.

3/ Un apport limité en sel. Les laits 1er âge contiennent entre 15 et 27 mg/100ml (moyenne 21 mg/100ml) de sodium (Na) contre 16 mg/100ml pour le lait maternel. L’excès de sel peut entraîner une élévation de la tension artérielle et une augmentation de l’appétence pour le sel. Votre choix devrait se porter vers un lait apportant moins de 21 mg/100ml de Sodium (Na).

 

En fonction de ces 3 recommandations, vous pouvez choisir (par ordre alphabétique) : Blédilait 1, Guigoz expert 1, Modilac doucéa 1, Nidal dès la naissance. A noter que les apports d’AGPI-LC sont plus élevés dans le Modilac Doucéa 1. On peut ajouter à cette liste le Gallia calisma 1 et le Hipp bio 1 dont les taux de protéines se situent à la limite supérieure (1,4 g/100ml).

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Auteurs
Article publié le 23/11/2017 Mis à jour le 28/11/2017