Menus à 7 mois

Ma fille a 7 mois, on a commencé la diversification à 5 mois, elle mange très bien sauf pour la prise des biberons, elle finit rarement ses biberons. En 1 mois elle n'a pris que 420 g, elle fait 5kg820.

Jusqu'à ses 6 mois :

  • le matin 180 ml de lait : elle boit entre 120 et 180 ml.
  • Au déjeuner 130 g de purée maison+ 120 ml de lait.
  • Au goûter : 180 ml de lait (elle boit entre 110 et 180 ml).
  • Au dîner 1 petit pot de compote + 150 ml de lait.

Depuis hier, on essaye de passer à 210 ml de lait :

  • le matin pour l'instant elle boit entre 190 ml et 200 ml de lait.
  • Au déjeuner 150 g de purée de légumes maison + 2 c de viande+ 1 c de beurre et 120 ml de lait. Elle a bu 60 ml de lait.
  • Au goûter : 180 ml de lait (elle a bu 90)
  • et le dîner 130g de purée+ compote+ 150 ml de lait.

Elle est rassasiée par la purée, elle prend juste 2 cuillères de compote et elle a bu 70 ml de lait. Quand elle boit peu de lait, on complète avec un yaourt nature. Avez-vous un menu type à me conseiller ?

6 mois
Je vous recommande l'article "Menus à 7 mois" sur le site mpedia.fr
ARCHIVE

A 7 mois il est conseillé de donner environ 500mL par jour de lait et équivalents lactés (laitages et fromages), sans dépasser 800mL par jour.

Les rations que vous indiquez jusqu’à 6 mois font un total journalier compris entre 500 et 630mL. Les rations que vous indiquez actuellement font un total journalier de 490 à 500 mL.

Avez-vous essayé le lait dans une tasse ou un gobelet pour bébé ?

Vous pouvez essayer de parfumer le lait avec des céréales. Habituellement on commence les poudres cacaotées dans le lait à partir de 9 mois, mais aucune donnée scientifique n’interdit de commencer dès 6 mois.

Si votre enfant boit peu de lait, celui-ci sera remplacé par davantage de laitages.

250 ml de lait apportent 300 mg de calcium, soit autant que 2 yaourts, 4 petits suisses, ou 30 g d'Emmental ou de Comté. La crème fraiche, comme le beurre, ne contiennent que les graisses du lait et ne peuvent constituer un équivalent lacté ; cependant ils peuvent remplacer de temps en temps les huiles végétales dans la purée de légumes de midi.

Il est envisageable d’ajouter un peu de lait dans les purées de légumes.

Le soir il est possible de mettre un peu de gruyère râpé dans les légumes. A partir de l’âge de 1 an, vous pourrez former le goût de votre enfant à toutes sortes de fromages, et même des fromages au lait cru.

Vous pouvez proposer du lait avec de la semoule fine (Blédaline ou Floraline) que vous donnerez à la cuillère, ou du tapioca.

En pharmacie vous trouverez « Mon premier dessert sans lait » qui est un dessert lacté, parfumé à la vanille ou au chocolat, à base de protéines de riz mais dont l’apport nutritionnel est équivalent à celui d’un lait 2e âge (fer, acides gras essentiels, etc.).

Le yaourt est équivalent à 120 ml de lait. S’il s’agit de yaourts courants ils sont fabriqués à partir de lait de vache, ce qui n’est pas très adapté pour la nutrition de votre bébé (note). De plus votre bébé a besoin de matières grasses et si vous donnez un yaourt au lait demi écrémé vous le privez de la moitié de sa ration de matières grasses…

Il est conseillé d’utiliser des laitages spécifiques pour bébé qui obéissent à la réglementation concernant les aliments pour enfants en bas âge.

On ne trouve plus de laitages spécifiques bébé en rayon frais, mais en présentation longue conservation. Les conditionnements de 120g correspondent aux yaourts et ceux de 60g correspondent aux petits suisses et sont proposés par 2 : On les donne plutôt au gouter. Les laitages peuvent être sucrés : le sucre n’est pas interdit chez l’enfant, il doit même faire partie des saveurs proposées : c’est l’excès de sucre qui peut être nocif. L’ajout de fruits, crus ou cuits, dans les laitages est une bonne façon de varier les desserts. Les laitages spécifiques pour bébés sont préférables, et certains sont supplémentés en fer et en acides gras essentiels. La réglementation française interdit aux industriels l’utilisation des laits 2e âge pour la fabrication des laitages en raison de l’apport en vitamines A et D. Les laitages spécifiques pour bébés du commerce ne sont pas réellement équivalents au lait 2e âge. Mais rien ne vous empêche de faire vous même vos yaourts avec du lait 2e âge : ainsi ils seront vraiment spécifiques pour bébé !

Vous pouvez faire des yaourts à la maison avec du lait infantile, quelques recettes de yaourts.

Note : Le lait 2e âge apporte, en comparaison avec le lait de vache entier :

  • 20 à 30 fois plus de fer (pour éviter la carence en fer et l’anémie, car le lait de vache contient très peu de fer, et du fer peu assimilable)
  • 2 à 3 fois moins de protéines (les enfants consomment beaucoup trop de protéines)
  • beaucoup plus d’acides gras essentiels, surtout oméga3 (le lait de vache contient très peu d’oméga 6 et pratiquement pas d’oméga 3)
  • 2 à 3 fois moins de sels minéraux (l’excès de sels minéraux est délétère pour les reins)
  • 2 à 3 fois moins de sel (l’excès de sel retentit sur la tension artérielle)
  • plus de zinc
  • plus de vitamines A, D, E, C

Voici une proposition d’alimentation pour votre enfant (jusqu’à 9 mois) :

  • le matin

1 biberon de 240 ml d’eau faiblement minéralisée + 8 mesures arasées de lait 2e âge. Cette ration peut être diminuée ou augmentée de 30 ml d’eau et 1 mesure arasée, mais il ne faut jamais forcer votre bébé à terminer son biberon. Il faut respecter son appétit qui peut varier d’un jour à l’autre, ou selon les heures de la journée.

Il est possible, d’ajouter 1 à 2 c. à soupe de “ farines ” ou “ céréales ” 2e âge, avec gluten, dans ce biberon.

Entre 6 et 9 mois il est conseillé de commencer un morceau de pain riche en croûte ou un biscuit  (boudoir, petit beurre, biscuit à la cuillère, langue de chat, etc.) à mettre dans la main de votre bébé.

Les jus de fruits ne sont pas indispensables.

  • à midi, un repas mixé à la cuillère

1/ soit

- une purée de légumes “ maison ” :

  • Les légumes peuvent être cuits dans une eau peu salée mais de préférence à la vapeur ; ne pas rajouter de sel ensuite, sauf en cas de refus de légumes très fades (en très faible quantité).
  • Il est préférable de proposer un seul légume par jour (en plus de la pomme de terre qui sert de liant pour les légumes les plus fluides comme les courgettes ou les tomates) afin que votre enfant apprenne le goût particulier de chaque légume.
  • Il est conseillé de changer de légume chaque jour, pour que votre bébé accepte ensuite plus facilement les aliments nouveaux.
  • S’il refuse un légume il faut lui proposer de nouveau un autre jour, sans le forcer ; il ne faut pas se décourager après plusieurs refus mais savoir persévérer, au moins une dizaine de fois, jusqu’à ce que le légume initialement refusé soit finalement accepté puis apprécié.

Parmi les légumes, il est possible d’utiliser : betteraves rouges, blanc de poireaux, brocolis, carottes, courgettes (épépinées et sans peau), épinards, haricots verts, patate douce, panais, potirons ou potimarrons, tomates. Les bettes (vert et blanc) et les endives peuvent être utilisées en quantité limitée, sous forme de légumes jeunes pour limiter l’apport de fibres. Les petits pois peuvent être utilisés seulement s’ils sont extra-fins. La quantité de carottes sera limitée en cas de constipation. On limitera, au début, les légumes “ à goût fort ”, ou trop riches en fibres : artichauts, aubergines, cardons, céleris, choux, fenouil, navets, oignons, poivrons, raves, salsifis, vert de poireaux, etc.

La qualité des légumes surgelés est au moins égale sinon supérieure à celle des “ produits frais ” de la grande distribution. Les légumes du potager familial sont une excellente solution, à condition que leur culture soit réalisée en limitant l’usage des pesticides et des engrais, et que leur durée de conservation soit courte.

- Il est conseillé d’ajouter 1 cuillère à café d’huile végétale crue dans les légumes (colza, noix, soja, et parfois olive, en évitant tournesol, maïs, pépins de raisin et arachide). De temps en temps on peut remplacer l’huile par 1 noisette de beurre cru ou 1 cuillère à café de crème fraiche non cuite.

- avec 10 g. de viande (rouge ou blanche, en évitant les abats et la charcuterie à l’exception du jambon cuit découenné), soit 2 cuillères à café de viande mixée, 

ou 10 g. de poisson, frais ou surgelé, non pané, soit 2 cuillères à café de poisson mixé, 2 fois par semaine : 1 fois du poisson maigre (cabillaud, colin, merlan, sole, etc.), et 1 fois du poisson gras (saumon, maquereau, sardine, hareng). Il faut éviter certains poissons apportant potentiellement du PCB (anguille, barbeau, brème, carpe, silure), ou du méthyl-mercure :
espadon, marlin, siki, requin et lamproie. La consommation des poissons prédateurs sauvages doit être limitée : lotte (baudroie),
loup (bar), bonite, empereur, grenadier, flétan, brochet, dorade, raie, sabre, thon…

ou 10 g d’œuf cuit dur, jaune et blanc (soit ¼ d’œuf).

La viande et le poisson peuvent être cuits à la vapeur avec les légumes, ou grillés sans graisses cuites, ou bouillis.

et un dessert de fruits crus ou cuits en utilisant des fruits bien mûrs écrasés ou mixés sans sucre ajouté si possible.

- Il est préférable de proposer un seul fruit par jour afin que votre enfant apprenne le goût particulier de chaque fruit.

- Tous les fruits sont possibles, même les fruits rouges et les fruits exotiques.

- Il est conseillé de changer de fruit chaque jour, pour que votre enfant accepte ensuite plus facilement les aliments nouveaux.

- S’il refuse un fruit il faut lui proposer de nouveau un autre jour, sans le forcer ; il ne faut pas se décourager après plusieurs refus mais savoir persévérer au moins une dizaine de fois, jusqu’à ce que le fruit initialement refusé soit finalement accepté et apprécié.

- A cet âge l’arachide et les fruits à coque (noix, noisette, amande, etc.) peuvent être introduits progressivement et en petites quantité, mais à condition d’être très finement écrasés ou incorporés dans des pâtisseries comme les biscuits (pour éviter le risque de fausse route et inhalation bronchique).

Pensez à proposer de l’eau à votre enfant, au moment du repas et entre les repas.

2/ soit

- un “ petit pot ” de 200 g. légumes-viande, ou légumes-poisson

- et un “ petit pot ” de 130 g. de fruits.

Il est nécessaire de respecter les goûts et l’appétit de votre enfant.

  • à 16 heures

- un biberon 150 ml (5 mesurettes) ou un yaourt ou 2 petits suisses, spécifiques pour enfants en bas âge (les « laitages-bébé » sont préférables aux autres laitages car ils respectent la règlementation des aliments destinés aux enfants en bas âge ; leur teneur en protéines est réduite, et ils peuvent être enrichis en fer, en acides gras essentiels, etc.),

- et un morceau de pain ou un biscuit (boudoir, petit beurre, biscuit à la cuillère, langue de chat, etc.)

- et un dessert de fruits crus ou cuits.

  • le soir

- soit 1 biberon de 240 ml d’eau faiblement minéralisée + 8 mesures arasées de lait 2e âge avec 1 à 2 c. à soupe de “ farine ” ou “ céréales ” 2e âge (avec gluten)

  • soit un biberon de 240 ml de soupe avec 5 mesures de lait 2e âge,
  • soit une purée de légumes à la cuillère avec des céréales (semoule, riz, polenta, etc.) ou féculents (pomme de terre, tapioca, légumes secs mixés, etc.). Il est aussi possible d’ajouter un peu de fromage râpé dans les légumes, puis un biberon de 120 ml (4mes.) à 150 ml (5 mes.) de lait 2e âge,

- et un “ petit pot ” de fruits, ou une compote de fruits “ maison ” en utilisant des fruits bien mûrs, cuits et mixés, sans sucre ajouté si possible si votre enfant a encore faim.

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Auteurs
Article publié le 26/07/2017 Mis à jour le 27/07/2017