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Diversification, repas à 7 mois

Mon fils a 7 mois. La diversification a débuté depuis ses 4 mois et demi : il prend de la purée tous les midis et compote à 16h. Il prend aussi 4 biberons de 240ml à chaque repas. J'aimerais lui donner des protéines dans ses purées mais j’ai peur que ça fasse trop avec son biberon. Il a beaucoup de mal à ne pas prendre le biberon à chaque repas. Comment puis-je faire ? Faut-il que je le laisse faire à son rythme ? Il n’a donc jamais mangé de viande ou poisson pour l'instant. J’ai essayé les yaourts mais il n'aime pas. De plus on m’a dit que si je faisais mes purées moi-même mais avec des légumes qui ne sont pas Bio cela revient au même que d'acheter des pots tout prêts. Qu'en pensez-vous ? 

 

6 mois
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Il est habituel de ne plus donner de biberon à midi à l’âge de 7 mois

Quant au biberon de 16h, il est généralement remplacé par un laitage.

Si vous faites les purées "maison" le choix de produits issus de l’agriculture biologique est un bon choix, mais ce n’est pas une obligation absolue. Les petits pots spécifiques pour bébés obéissent à la réglementation (directive 2009/39/CE, décret n° 91-827) concernant les aliments pour enfants en bas âge. Cette réglementation est très exigeante (voir note).

Voici une proposition de régime alimentaire entre 6 et 9 mois :

  • le matin

1 biberon de 240 ml d’eau faiblement minéralisée + 8 mesures arasées de lait 2e âge. Cette ration peut être augmentée de 30 ml d’eau + 1 mesure arasée, mais il ne faut jamais forcer votre bébé à terminer son biberon. Il faut respecter son appétit qui peut varier d’un jour à l’autre, ou selon les heures de la journée.

Il est possible, d’ajouter 1 à 2 c. à soupe de “ farines ” ou “ céréales ” 2e âge, avec gluten, dans ce biberon.

Entre 6 et 9 mois il est conseillé de commencer une croûte de pain ou un biscuit (boudoir, petit beurre, biscuit à la cuillère, langue de chat, etc.) à mettre dans la main.

Les jus de fruits ne sont pas indispensables.

  • à midi, un repas mixé à la cuillère

1/ soit

- une purée de légumes “ maison ” :

  • Les légumes doivent être cuits sans sel ; ne pas rajouter de sel ensuite, sauf en cas de refus de légumes très fades (en très faible quantité).
  • Il est préférable de proposer un seul légume par jour (en plus de la pomme de terre qui sert de liant pour les légumes les plus fluides comme les courgettes ou les tomates) afin que votre enfant apprenne le goût particulier de chaque légume.
  • Il est conseillé de changer de légume chaque jour, pour que votre enfant accepte ensuite plus facilement les aliments nouveaux.
  • S’il refuse un légume il faut lui proposer de nouveau un autre jour, sans le forcer ; il ne faut pas se décourager après plusieurs refus mais savoir persévérer, au moins une dizaine de fois, jusqu’à ce que le légume initialement refusé soit finalement accepté puis apprécié.

Parmi les légumes, il est possible d’utiliser : betteraves rouges, blanc de poireaux, brocolis, carottes, courgettes (épépinées et sans peau), épinards, haricots verts, patate douce, panais, potirons ou potimarrons, tomates. Les bettes (vert et blanc) et les endives peuvent être utilisées en quantité limitée, sous forme de légumes jeunes pour limiter l’apport de fibres. Les petits pois peuvent être utilisés seulement s’ils sont extra-fins. La quantité de carottes sera limitée en cas de constipation. On évitera, au début, les légumes “ à goût fort ”, ou trop riches en fibres : artichauts, aubergines, cardons, céleris, choux, fenouil, navets, oignons, poivrons, raves, salsifis, vert de poireaux, etc.

La qualité des légumes surgelés est au moins égale sinon supérieure à celle des “ produits frais ” de la grande distribution. Les légumes du potager familial sont une excellente solution, à condition que leur culture soit réalisée en limitant l’usage des pesticides et des engrais, et que leur durée de conservation soit courte.

- Il est conseillé d’ajouter 1 cuillère à café d’huile végétale crue dans les légumes (colza, noix, soja, et parfois olive, en évitant tournesol, maïs, pépins de raisin et arachide) De temps en temps on peut remplacer l’huile par 1 noisette de beurre cru ou 1 cuillère à café de crème fraiche non cuite.

- avec 10 g. de viande  (rouge ou blanche, en évitant les abats et la charcuterie à l’exception du jambon cuit découenné), soit 2 cuillères à café de viande mixée, 

ou 10 g. de poisson, frais ou surgelé, non pané, soit 2 cuillères à café de poisson mixé, 2 fois par semaine : 1 fois du poisson maigre (cabillaud, colin, merlan, sole, etc.), et 1 fois du poisson gras (saumon, maquereau, sardine, hareng). On évitera certains poissons (apportant potentiellement du PCB ou du mercure) : anguille, barbeau, brème, carpe, silure, espadon, marlin, siki, requin, lamproie,

ou 10 g d’œuf cuit dur, jaune et blanc (soit ¼ d’œuf).

La viande et le poisson peuvent être cuits à la vapeur avec les légumes, ou grillés sans graisses cuites, ou bouillis.

et un dessert de fruits crus ou cuits en utilisant des fruits bien mûrs écrasés ou mixés sans sucre ajouté si possible.

  • Il est préférable de proposer un seul fruit par jour afin que votre enfant apprenne le goût particulier de chaque fruit.
  • Tous les fruits sont possibles, même les fruits rouges et les fruits exotiques.
  • Il est conseillé de changer de fruit chaque jour, pour que votre enfant accepte ensuite plus facilement les aliments nouveaux.
  • S’il refuse un fruit il faut lui proposer de nouveau un autre jour, sans le forcer ; il ne faut pas se décourager après plusieurs refus mais savoir persévérer au moins une dizaine de fois, jusqu’à ce que le fruit initialement refusé soit finalement accepté et apprécié.
  • A cet âge les fruits à coque (cacahuète, noix, noisette, amande, etc.) peuvent être introduits progressivement et en petites quantité, mais à condition d’être très finement écrasés ou incorporés dans des pâtisseries comme les biscuits (pour éviter le risque de fausse route et inhalation bronchique).

2/ soit

- un “ petit pot ” de 200 g. légumes-viande, ou légumes-poisson

- et un “ petit pot ” de 130 g. de fruits.

Il est nécessaire de respecter les goûts et l’appétit de votre enfant.

  • à 16 heures

- un laitage “ bébé ” (yaourt ou petits suisses, spécifiques pour enfants en bas âge

- complété éventuellement par :

  • un demi-biberon de lait
  • une croûte de pain ou un biscuit  (boudoir, petit beurre, biscuit à la cuillère, langue de chat, etc.)

- et un dessert de fruits crus ou cuits.

  • le soir

- soit 1 biberon de 240 ml d’eau faiblement minéralisée + 8 mesures arasées de lait 2e âge avec 1 à 2 c. à soupe de “ farine ” ou “ céréales ” 2e âge (avec gluten)

  • soit un biberon de 240 ml de soupe avec 5 mesures de lait 2e âge,
  • soit une purée de légumes à la cuillère (Il est possible d’ajouter un peu de fromage râpé dans les légumes) suivie d’un biberon de 120 ml (4mes.) à 150 ml (5 mes.) de lait 2e âge,

- et un “ petit pot ” de fruits, ou une compote de fruits “ maison ” en utilisant des fruits bien mûrs, cuits et mixés, sans sucre ajouté si possible.

Note :

La réglementation s’appliquant aux aliments pour enfants en bas âge (moins de 3 ans) impose des limites infiniment plus basses que pour l’alimentation générale pour les nitrates, les métaux lourds, les pesticides, les polluants, les bactéries etc. Voici quelques exemples de garanties imposées par cette réglementation spécifique. Au préalable, on relève une interdiction d’usage de certains additifs (0 conservateur, 0 colorant, 0 édulcorant) et une restriction d’emploi pour d’autres. Par exemple, seulement 53 additifs sont autorisés dans les aliments bébé type petits pots sur une liste de 400 additifs alimentaires possibles autorisés dans les aliments courants, soit 7 fois moins. On trouve également des garanties spécifiques en termes de perturbateurs endocriniens comme l’interdiction d’utilisation du BPA dans les matériaux au contact direct avec les aliments depuis janvier 2013. Les critères microbiologiques sont aussi plus stricts. Pour valider l’absence de listéria, 10 échantillons doivent être analysés au lieu d’un seul pour les aliments courants. Enfin, les teneurs en nitrate et pesticides doivent être très faibles : nitrate : limite 10 fois plus stricte que pour les aliments courants ; pesticides : limite de résidus jusqu’à 500 fois plus stricte sur certaines substances que pour les aliments courants ; d’autres sont mêmes interdites d’usage.

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Auteurs
Article publié le 06/02/2017 Mis à jour le 07/02/2017