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Alimentation de l’enfant sportif
Sport et alimentation
de 7 ans à 11 ans
Mémoriser Je vous recommande l'article "Quelle alimentation donner à un enfant sportif" sur le site mpedia.fr

Quelle alimentation donner à un enfant sportif

La pratique du sport (en plus de l’activité quotidienne normale) fait utiliser beaucoup d’énergie. Il semble donc nécessaire qu’un enfant sportif ait une alimentation adaptée pour éviter des carences : cette alimentation doit couvrir les besoins primaires de développement mais aussi les besoins énergétiques nécessités par son surplus d’activité physique.

Un enfant est considéré comme sportif lorsqu’il pratique au moins 10 heures de sport par semaine.

Son alimentation correspond aux recommandations générales d’équilibre alimentaire : saine et équilibrée, même si quelques adaptations sont nécessaires pour certains sports ou selon l’intensité de la pratique.

Que doit-il manger, au quotidien ?

Le régime alimentaire d’un enfant varie en fonction de son âge, sa taille, son poids, son sexe... mais, certaines recommandations sont valables pour tous. A commencer par 3 repas par jour et 1 collation au goûter en évitant les grignotages. Chaque repas a son importance avec un apport énergétique quotidien qu’il convient de respecter :

  • Petit déjeuner : 15 à 20% des Apports Energétiques Quotidiens Totaux (AEQT)
  • Déjeuner et dîner : 30 à 35% des AEQT pour chacun
  • Collation : 10 à 15% des AEQT

Chaque jour un enfant doit consommer : des féculents à tous les repas, 5 portions de fruits et légumes, 3 produits laitiers, 2 portions de viande, œuf ou poissons et un peu de matières grasses. En effet chacun de ces aliments tient un rôle dans son équilibre alimentaire :

  • Les protides ou protéines sont essentiellement d’origine animales (viande, poisson, œufs…) mais aussi végétales (légumineuses, céréales). Un enfant doit en consommer à tous les repas et un enfant sportif d’autant plus car elles permettent la formation et le développement des muscles. Leur apport énergétique (AE) doit être de 12 à 15% de l’AEQT.
  • Les glucides : ce sont les sucres, qui permettent d’apporter de l’énergie aux muscles. Ils sont présents dans les produits sucrés (bonbons…), les fruits et légumes, les féculents, céréales et farines. Il est conseillé de favoriser les sucres lents (pain, pâtes, riz, pommes de terre, légumes secs…) qui assurent un apport régulier en énergie par rapport aux sucres rapides comme les bonbons. Leur AE doit représenter au moins 55% et jusqu’à 70% de l’AEQT en période de pré-compétition suivie par un médecin.
  • Les lipides (la 2ème source d’énergie) : il s’agit des matières grasses (acides gras, en particulier ceux des triglycérides). Elles peuvent être d’origine animale (beurre, graisse de canard, de porc…) ou végétale (huiles). L’AE des lipides doit représenter 30 à 35% de l’AEQT en privilégiant les graisses végétales et insaturées (poissons gras, fruits oléagineux) au détriment des graisses saturées (viennoiseries, pâtisseries, fromages gras, charcuteries…).
  • N’oubliez pas aussi les minéraux tels que le calcium ou encore le phosphore, le magnésium, le sodium et le chlore qui doivent être consommés dans les mêmes proportions qu’un enfant non sportif. Une alimentation équilibrée et variée permet d’avoir les apports nécessaires de ces minéraux.
  • Concernant les vitamines et oligo-éléments, les recommandations sont les mêmes pour un enfant sportif que pour tous les autres enfants du même âge. Certains enfants qui pratiquent des sports en intérieur à haut niveau peuvent avoir des carences en vitamine D. Le médecin de votre enfant pourra alors en prescrire en complément.

Faire suivre régulièrement votre enfant par un médecin permet de vérifier qu’il dispose des apports nécessaires à son bon développement et d’adapter son alimentation à ses activités.

Avant l’entrainement et les compétitions ?

Avant un entrainement il n’est pas nécessaire d’avoir une alimentation particulière, les recommandations sont les mêmes que pour le quotidien.

Pour la compétition en revanche, il est recommandé de lui donner des sucres lents 1 jour avant. Une compétition demande beaucoup d’énergie à votre enfant, et un plat de pâtes par exemple favorise une assimilation lente des glucides nécessaires à sa vitalité.

Le jour de la compétition : 3h avant environ proposez-lui un repas plutôt léger en évitant les lipides. Vous pouvez également lui donner des sucres rapides comme un fruit ou une barre de céréales en tant que collation juste avant. Surtout évitez les gros repas avant un effort, la digestion utilise beaucoup d’énergie.

Enfin, n’oubliez pas de l’inciter à boire régulièrement : il doit boire de l’eau avant même le début de l’effort et boire à nouveau au moment des pauses sans attendre la sensation de soif. Lorsque l’activité physique dure plus d’une heure, il est conseillé de remplacer l’eau par un mélange moitié eau - moitié jus de fruit (orange ou raisin).

Et après tous ces efforts ?

En premier lieu il faut boire, cela aidera votre enfant à éliminer les toxines, il aura aussi moins de courbatures et de crampes. S’il a faim n’hésitez pas à lui donner des sucres rapides.

Le repas suivant l’effort doit être composé de féculents et protéines tout en limitant les graisses. Ainsi votre enfant reprendra sainement des forces.

S’hydrater pour éviter les blessures

Vous l’aurez compris, boire est essentiel. Une hydratation insuffisante est souvent constatée chez les jeunes sportifs or elle est primordiale, avant, pendant et après l’effort. En effet, manquer d’eau peut diminuer les performances et augmente surtout les risques de blessures musculaires. En outre, boire de l’eau permet de compenser les pertes dues à la transpiration et d’éviter les crampes et courbatures…

Il est recommandé de boire au minimum 1,5 litres d’eau par jour et la même quantité durant l’entrainement. Si le sport se pratique en extérieur, sous une température élevée, dure longtemps ou est particulièrement intense, il convient d’adapter sa consommation à ces différents facteurs et d’augmenter les doses.  De l’eau seule suffit si l’activité dure moins d’une heure. Au-delà, n’hésitez pas à ajouter 1gramme de chlorure de sodium (sel) / litre (ou des fruits secs) et éventuellement à donner du pur jus de fruit dilué à moitié avec de l’eau.

Apprenez-lui à boire quelques gorgées régulièrement et avant même d’avoir soif. Durant l’épreuve incitez-le à boire toutes les 15 à 20 minutes.

Enfin ne confondez pas les « boissons pour sportifs » avec les « boissons énergisantes ». Les premières pouvant être bénéfiques car elles prennent en compte les besoins minéraux. Alors que les secondes sont à proscrire, du fait de la présence d’additifs nuisibles (caféine, taurine, guarana, ginseng, gingko…).

Zoom sur
Les régimes ou troubles du comportement alimentaire

Le sport est une activité bénéfique pour un enfant mais elle peut également être source de dérives alimentaires pour lesquelles vous devez être vigilants.

En effet pour certains sports à catégories de poids (arts martiaux et sports de combat) ou pour lesquels l’apparence physique est importante (danse, gymnastique, patinage…), le comportement alimentaire de l’enfant doit être surveillé. Un enfant sportif est particulièrement vulnérable face aux troubles du comportement alimentaire et ceux-ci ne sont pas à minimiser. L’anorexie et la boulimie en sont les exemples les plus graves à prendre en charge rapidement. N’hésitez pas à vous référer au médecin de votre enfant si vous avez des doutes. 

Les compléments alimentaires sont-ils bénéfiques ?

NON Une alimentation variée et équilibrée apporte à l’enfant sportif tout ce dont il a besoin ;

Les compléments alimentaires ont soit disant pour but de compléter le régime alimentaire normal et de fournir des apports nutritionnels de manière concentrée. Aujourd’hui il n’existe aucune preuve scientifique sur les bienfaits et l’efficacité de ces produits. Pire encore ils peuvent être nuisibles et parfois être considérés comme dopants, contactez le médecin de votre enfant avant de lui faire consommer de tels produits.

Le sport doit être avant tout source de plaisir et d’épanouissement, mais ne doit surement pas être nocif.

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http://web2.impek.com/~medisup/PDF/items/item_034_alimentation_enfant_sportif.pdf

http://www.nutritiondusport.fr/sante/

http://www.irbms.com/services-en-ligne/61-activite-physique-et-ou-sportive-comment-adapter-son-hydratation-a-l-effort-.html

Guide de l’alimentation de l’enfant de la conception à l’adolescence. J. Fricker, A-M Dartois, M. du Fraysseix. Odile Jacob éditeur, Paris. 1998. (p 464 à 503).

Alimentation de l’enfant en situations normale et pathologique. Collection «  Progrès en Pédiatrie » Douin éditeur, Paris. 2012. O. Goulet, M. Vidailhet, D. Turck coordinateurs :

  • chapitre 10, F. Mosser, A. Bocquet : Principaux constituants de l'alimentation (pages 120-136).
  • chapitre 22, M-L Huc : Alimentation en crèche collective et en milieu scolaire (pages 285-300).
  • chapitre 25, J-F Duhamel, A. Hamel, M. Vidailhet : alimentation et sport intensif (pages 331-336).

90 clés pour comprendre l'agriculture biologique. Bernard Le Buanec. Editions Quae, 2012.

Bio: Fausses promesses et vrai marketing. Gil Rivière-Wekstein. Le Publieur éditeur, 2011.